Archives pour la catégorie Fondamentaux

Des éléments du système explicatif et de la recherche PRH

Pourquoi autant de sessions PRH différentes ?

Une réaction fréquente lorsqu’on découvre la formation PRH est de s’étonner du nombre de sessions différentes. Certains vivent parfois la peur de se laisser embarquer dans un processus dont on devient dépendant, et dont on ne sort jamais… Trois éléments de réponses me viennent, de nature différente. Lire la suite Pourquoi autant de sessions PRH différentes ?

Le cadeau de l’instant présent

C’est une recherche commune à beaucoup de courants spirituels ou de développement personnel : vivre l’instant présent. De fait, cette attitude est précieuse pour vivre une vie de qualité.

Je voudrais l’illustrer par différentes considérations, personnelles ou « piochées » ici et là. J’évoquerai aussi les obstacles que nous pouvons rencontrer dans cette quête de « l’ici et maintenant », et donner quelques pistes qui peuvent aider à progresser. Lire la suite Le cadeau de l’instant présent

Vous avez dit : « bonne année ! »

Le mois de janvier se termine… smartphoneDepuis le 1er jour de l’année, vœux et souhaits de bonheur sont apparus sur des cartes de vœux bien réelles ou virtuelles, dans notre boîte de messagerie, sur nos téléphones portables, tablettes ou autres smartphones… Au passage, saluons le miracle de la technologie qui permet ainsi d’adresser en quelques secondes (et parfois au détriment des relations bien réelles en train de se dérouler) des pensées chaleureuses et des sentiments débordant de générosité.

Que nous reste-t-il de tous ces messages aujourd’hui ? Avons-nous pris le temps de les « recevoir », c’est-à-dire de nous arrêter intérieurement à chacune des personnes qui a pris quelques secondes ou quelques minutes pour nous dire que la réussite de notre année est importante pour elle, et d’accueillir son message en le recevant comme une marque carte voeuxd’attention, de sympathie, d’amour peut-être… ? Bien sûr, certaines manifestations ont eu sans doute un strict caractère de courtoisie ou de politesse et les messages reçus ont pu nous paraître dès lors un peu superficiels…Mais certains messages ont pu nous toucher de manière particulière. Prenons le temps de les savourer et de ressentir à travers eux la qualité du lien qui nous unit à la personne.

Au-delà de tous ces messages reçus, avons-nous pris le temps de nous demander ce que nous souhaitions ardemment pour nous-mêmes au cours de cette année ? Car après tout, ne sommes-nous  pas les mieux placés pour écouter en nous-mêmes les aspirations qui nous sont les plus chères, et surtout probablement pour agir en ce sens ? Car si l’on peut nous encourager à passer une excellente année, on ne peut sûrement pas faire les choses à notre place… je vous propose donc de déplacer quelque peu la traditionnelle formule : « Bonne année ! » pour la transformer en un petit exercice de « bonne santé ! » psychologique :

  • Tout d’abord, prenons le temps de nous arrêter quelques minutes pour nous poser la question : qu’est-ce que je souhaite profondément pour moi cette année ? Autrement dit, à quoi j’aspire qui pourrait me rendre plus heureux, me permettre de donner un peu plus ma mesure et qui aurait du sens pour moi ? Si la réponse ne vient pas tout de suite, ne soyons pas surpris ! Mettons nous au vert quelques heures ou quelques jours, laissons mijoter, la réponse devrait se produire sous forme de sensations fortes ou légères ( l’intensité n’est pas la chose la plus importante) pour peu que nous sachions déchiffrer un peu nos sensations… Si cela ne vient pas du tout, c’est que nous sommes peut-être un peu endormis ou que le déchiffrage de nos sensations n’est pas encore chose aisée. Prenons rendez-vous avec notre formateur PRH préféré pour regarder cela de plus près !
  • Une fois que notre aspiration aura pris forme et que nous l’aurons déchiffrée, nous n’en avons pas encore fini avec elle. Car une aspiration ne nous donne jamais que la direction et l’énergie pour agir… Il faut l’accompagner d’un passage à l’acte. Pour cela, méfions-nous du volontarisme, écoutons plutôt nos intuitions, essayons là encore de ressentir comment nous pouvons incarner cette aspiration en étant réaliste et en tenant compte de toute notre personne. Par exemple, si j’aspire à vivre davantage mes capacités relationnelles alors que j’ai tendance à me replier sur moi-même en ce début d’année, la décision un peu trop volontariste d’appeler la appel téléphonique 2semaine prochaine tous les participants du dernier stage PRH que j’ai suivi, n’est probablement pas la meilleure. Je risquerai d’être déçu ! Par contre, je peux discerner que je peux contacter telle ou telle personne, avec laquelle le lien est davantage engagé…
  • Enfin, pour être sûr de passer à l’action, il est bon de nous demander ce qui pourrait nous empêcher de concrétiser… Quel frein ou quel handicap interne (lié à nos fonctionnements personnels) ou externe (lié au contexte, à la situation) pourrait nous freiner ou nous retenir. S’il n’y en a pas, tant mieux ! Dans le cas contraire, nous pouvons nous demander quels moyens concrets mettre en place pour dépasser l’obstacle. Ainsi, par exemple, si je repère que ma peur de déranger risque de freiner mon désir d’entrer en relation avec X, une des personnes rencontrée à ma dernière session et avec qui j’ai sympathisé, quel moyen pourrait favoriser mon action : prendre un rendez-vous avec mon formateur préféré (toujours le même) pour chercher à comprendre d’où vient cette peur de déranger et lui donner moins de prise, envoyer un mail à cette personne car je suis plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral, saisir l’opportunité d’une randonnée organisée dans mon quartier pour inviter cette personne…etc.

Les plus éclairés d’entre vous auront FPM58reconnu dans cette démarche quelques ingrédients de notre mini-outil « Mes invitations intérieures ». Si vous ne le connaissez pas, vous savez à qui le demander ! En attendant, et même si le délai fatidique du 31 janvier est passé, je vous souhaite une excellente année ! Cela tient pour une bonne part à nous-mêmes… ne laissons pas passer une bonne occasion de croissance !

Jean Michel ANOT, formateur agréé PRH

Comment ça marche, l’analyse PRH ?

A l’occasion de la sortie de la Lettre PRH n°42-43 consacrée à l’analyse de sensations PRH, nous vous proposons ci-dessous un entretien avec Michel Lamarche, principal rédacteur du livre « un chemin d’accès à la vie en profondeur »

  • Quand on analyse ses sensations, est-ce qu’on le fait avec son «  mental » ? Quelle différence avec ce que l’on connaît de soi ?

Les fonctions du mental, c’est de penser, réfléchir, raisonner, déduire, prévoir, interpréter, calculer, imaginer, mémoriser, faire appel à sa mémoire, etc. Ce ne sont pas ces fonctions qui sont sollicitées pour analyser son vécu. L’analyse PRH fait appel à une fonction très spécifique de l’intelligence, celle de nommer avec exactitude ce que l’on crayon-a-la-main-stylo-cahiers-bureau_3263054ressent ici et maintenant et de suivre au plus près le contenu de la sensation pour le décrypter. L’intelligence fonctionne alors en prise directe avec la sensation vivante en cherchant à s’extraire de tout ce que le mental pourrait lui suggérer à propos de la sensation : interprétations, préjugés, idées, diagnostics …

Ce que l’on connaît de soi appartient à notre mémoire et n’est pas forcément relié à une sensation vivante (ce peut être un cliché véhiculé par l’entourage et que l’on s’est approprié ou simplement un souvenir de sensation), ce que l’on ressent appartient à l’expérience immédiate. On ne s’analyse pas à partir de ce que l’on connaît de soi, mais en laissant vivre une sensation présente et en cherchant les mots justes qui la décrivent.

  •  Est-ce que le corps est pris en compte dans l’analyse ?

Pour moi, c’est plus qu’être pris en compte. Le corps est totalement impliqué dans le 2013-02-03 23.40.10travail d’analyse. La sensation à contenu psychologique a toujours une résonance corporelle qui en signe la présence. Tout au long de l’analyse, c’est en maintenant sans cesse son attention sur le vécu du corps que l’on est le plus sûr de suivre sa sensation. Quand il nous arrive de décoller de la sensation, c’est en revenant à ce que l’on ressent physiquement que l’on retrouve la trace de sa sensation. Notre corps nous introduit et nous ramène sans cesse à notre vérité, ses sensations sont indépendantes de notre vouloir. Il est essentiel pour l’analyse.

  •  Analyser son ressenti, ça relève de l’affectivité ? de la sensibilité ?

Analyser son ressenti relève de l’intelligence. Analyser est un acte du moi-je. En revanche, ce qui est analysé (émois, sentiments, sensations …) relève de l’affectivité ou de la sensibilité, mais également de l’être (aspirations profondes, sentiments profonds …).

Ceci dit, il est bien évident que l’intelligence est influencée et parfois conditionnée par l’affectivité ou par la sensibilité, notamment les peurs et les envies. Elle cherche inconsciemment à percevoir ce qui ne va pas trop la déstabiliser, ce qui est agréable à ressentir, elle refoule instinctivement ce qui est désagréable ou douloureux. D’où l’importance d’une vigilance constante quand on s’analyse pour détecter ces mouvements de diversion de sa réalité intérieure et revenir à ce qui est, ce que l’on ressent vraiment.

  • Quelle part a l’être profond de la personne dans le processus de l’analyse ?

L’être profond de la personne a une place fondamentale dans le processus d’analyse. C’est l’aspiration à vivre dans la vérité, à croître, à libérer tout son potentiel qui motive le travail de l’analyse. C’est dans l’être que la personne va puiser les motivations les plus fortes pour affronter le confort immédiat que peuvent apporter l’inconscience, l’indifférenciation, la fuite de soi. Toute la finalité du processus de l’analyse est focalisée sur la conscience et la libération de ce meilleur de nous-même.

  • L’analyse de sensations, c’est un travail solitaire. Et pourtant, l’autre a un rôle, a une place. Pouvez-vous la décrire ?

Nous sommes effectivement seul dans ce face à face intérieur avec la vérité de nos sentiments, de nos sensations, de nos émotions, de nos souffrances. Mais la parole qui surgit peu à peu de l’analyse de nos sensations tire grand profit à s’exprimer à quelqu’un qui écoute avec bienveillance et discernement.  Et ceci, pour trois raisons principales : la première, c’est que le fait d’exprimer à autrui ce que nous mettons en mots provoque de nouvelles prises de conscience dans la continuité de celles amorcées par le travail solitaire ; la seconde, c’est que la personne qui écoute, surtout si elle a une formation à relation d'aidel’écoute, va pouvoir réagir, faire miroir, questionner, pointer l’un ou l’autre mot particulièrement chargé ou discordant, et par là aide aussi à aller plus loin.

Enfin, troisième raison : le regard d’un autre, c’est forcément une perception différente, convergente ou divergente. L’autre n’est pas impliqué comme soi dans les sensations analysées. Cette altérité révèle souvent ce qu’on ne peut soi-même percevoir et enrichit celui qui s’analyse de cet autre angle de vue.

Ainsi, l’autre a un rôle de facilitateur, parfois même de révélateur, un rôle d’ajustement à la réalité et d’approfondissement.

Par ailleurs, l’autre peut être aussi celui ou celle qui analyse également son vécu et qui nous le partage (par exemple au cours d’un stage). Par la recherche humble de sa vérité, l’autre exerce un rôle très stimulant et éclairant pour notre propre travail sur nous-même.

Apprendre à lire et à écrire…

Qu’apprend-on dans notre « Ecole de formation humaine pour adultes » ? A lire et à écrire ? Oui… d’une certaine façon. Lire ce qu’il se passe en soi, décoder les remous, éclairer les ombres, dénicher les pépites que notre monde intérieur recèle. Lire notre histoire et déchiffrer les forces en présence pour faire face à ce que notre vie nous demande. Mettre en mots ces sensations qu’il est parfois difficile de nommer ou qui, quelquefois, au contraire, sont si vives et si présentes, si évidentes.

Et écrire : poser ses mots sur sLettrea feuille ou sur son écran d’ordinateur, leur donner leur forme et leur sens. Entrer dans leur précision et leur justesse. Ecrire d’un jet parce que tout est là, accessible. Ou bien plus laborieusement parce que la sensation ne se laisse pas rejoindre.

Ecrire ou dire. Dire à un(e) autre. S’ouvrir de son ressenti, en faire la lecture en présence de quelqu’un qui sait nous écouter et nous aider à avancer dans notre déchiffrage.

Pourquoi apprendre à lire et à écrire avec la méthode PRH ? Autrement dit «  Aphoto couple quoi ça sert d’analyser ses sensations ? » Dans la lettre PRH qui sortira en février prochain, nous répondons à cette question,  vous pourrez y découvrir comment les utilisateurs se sont saisis de cet outil et en ont éprouvé la fécondité. Des fruits relationnels puisque l’analyse  des sensations met profondément en relation avec soi-même et avec les autres. Chemin de connaissance de soi qui participe à la croissance des personnes, des groupes et en cela à l’humanisation de la société.

PRH vient de publier 2 livres qui mettent en lumière la spécificité de l’analyse PRH et son originalité dans le monde des sciences humaines. Après plus de 40 ans d’expérience, le livre « Un chemin d’accès à la vie en profondeur » dévoile l’intelligence de cet outil aussi bien sur la forme que sur le fond. Le Livret «  Ça va mieux en l’écrivant » est un guide pratique au service des utilisateurs de cette méthode.

Michel Lamarche, le rédacteur principal du livre « Un chemin d’accès à la vie en profondeur », vous livre son expérience sur notre site prh-france.fr

Que 2013 soit une belle année où lecture et écriture de vous-mêmes aient une place de choix !

Brigitte Daunizeau, formatrice agréée PRH

Pour en savoir plus sur l’analyse PRH, vous pouvez lire :

Comment ça marche, l’analyse PRH ?