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Déménager, ça déménage !

Surtout lorsqu’on choisit de le vivre les yeux grands ouverts !

 « Aujourd’hui, que personne ne nous dérange ! Entre sœurs, nous allons trier nos affaires et pleurer notre maison ! Et pour cela, nous avons besoin de temps, d’espace et de tranquillité !» Annonce solennelle de nos filles.

Message bien reçu, et la décision est prise par toute la famille : Nous vivrons ce déménagement les yeux grands ouverts, sans rien omettre de ce que cela nous fera vivre !

Je me suis bien surprise une fois ou l’autre à rêver qu’il suffirait d’un claquement de doigts pour que tout soit fait, ni vu ni connu, et hop, je serais installée dans notre nouvelle maison, sans douleur, sans avoir rien ressenti de la tristesse de quitter et de perdre. Quelle navrante illusion que celle du déni de la séparation !

C’est pourtant souvent ce que j’ai vécu dans mes précédents déménagements, le regard rivé sur le mieux à venir, le plus grand, le plus confortable…Comme si cela dispensait d’être triste de quitter ! Je me protégeais alors de tous sentiments négatifs que je croyais dangereux, voire même très indécents.

Aujourd’hui, avec mon mari et nos enfants, nous désirons ne rien manquer de ce que la vie en ses bousculades nous réserve. Nous déménageons pour plus petit, plus simple, en accord avec nos priorités de vie actuelles…Nous sommes fiers et heureux d’affronter cette nouvelle aventure ensemble et en pleine connaissance de cause, tout ouverts aux chamboulements qu’elle provoquera en nous, confiants que la vie nous réservera de belles surprises.

Donner ou vendre la moitié de nos biens, accepter de jeter, de remercier les objets familiers qu’on a aimés, objets témoins de nos joies et de nos peines, inutiles aujourd’hui et qu’il faut abandonner. Quitter nos chers voisins, dire au revoir à ces murs, à cette vue sur ces arbres, ces potagers, cette montagne qui ont entouré, nourri, bercé 10 ans de notre vie….

Tout à ma nostalgie et ma peine, voici que monte en moi de manière surprenante une sensation de joie mêlée de gratitude… Gratitude pour toute cette vie reçue et donnée. Oui, à ma grande surprise, sous la frustration et la tristesse de devoir quitter, une joie profonde et une immense gratitude m’habitent. Et je sens bien que celles-ci, personne ne pourra me les ravir. Joie et gratitude brûlent inlassablement en mon être et cohabitent, amicales et respectueuses, avec ma tristesse, qui elle, ne fera pas de vieux os.

Oui, sous l’expérience de l’impermanence que nous faisons en nous confrontant à tout le réel du déménagement, sous cette expérience que tout passe et tout finit par disparaître, que notre aventure sur cette terre aura bien une fin, voici qu’une autre expérience, tout aussi réelle mais plus profonde se fait jour en moi. Là, au tréfonds de mon être, sans l’avoir décidé ni voulu, apparaît comme une permanence, délicate et vigoureuse, de tout ce que nous sommes devenus chacun et en famille grâce et par ce bel environnement matériel, en cette maison toute imprégnée de l’âme de nos vies, de celle des nombreux amis de passage. Je découvre que rien n’est perdu de ce que nous avons vécu et de ce que nous sommes devenus, rien n’est perdu de nos liens, de ce que nous avons tissés ensemble…

Nous voilà aujourd’hui installés dans notre nouvelle petite maison, avec d’autres voisins à rencontrer, d’autres liens à tisser, d’autres paysages à contempler et à aimer….

Cette maison qui nous promet d’être témoins de nos joies et nos peines à venir, qui nous réserve des souvenirs, à nous maintenant de lui donner une âme, l’âme de nos vies partagées.

Charlotte Ghestem, Formatrice agréée PRH

‘’L’appel de la vie à elle-même’’

Suite à un accompagnement individuel, j’ai reçu de la personne un bilan dont j’avais envie de vous partager son analyse (avec son accord et sous couvert d’anonymat). Je trouve qu’elle illustre bien la manière dont peut se construire intérieurement une prise de conscience. Elle illustre aussi combien peut être importante et féconde une demande de relation d’aide. L’entretien portait sur les difficultés de la personne à se situer face à ses parents âgés et leurs besoins d’être accompagnés. Lire la suite ‘’L’appel de la vie à elle-même’’

L’histoire de Tim

C’ est une histoire vraie qui commence très mal dans la souffrance et s’ouvre, après des années, à la lumière .

Tim, abandonné par sa mère à 3ans, battu par son père rendu fou par l’alcool, est hospitalisé pendant 3 ans. A 7ans, il est à l’assistance publique puis alterne les familles d’accueil et les maisons de correction. Il devient voyou, voleur et champion de boxe grâce à une force et une énergie peu communes. Tim est chef de bande et tourne vraiment mal. Lire la suite L’histoire de Tim

Les mots : mes amis ou mes ennemis ?

Je me sens enfermée, limitée par les mots, un peu handicapée.

Ça a été si difficile pour moi, les mots. Difficile d’apprendre à lire, à écrire. Les lettres se mélangeaient, les syllabes s’entrechoquaient. « Tu es dyslexique » me disait-on. Il fallait prendre des cours et rester des heures assises à une table.

Sans parler de l’orthographe ! Un ou deux « s » ? Un « f » ou « ph » ? Deux « l », « r » ou « m » … pourquoi ? Quant au son « é » : é, ai, ez, et, est, è … ? Lire la suite Les mots : mes amis ou mes ennemis ?

Qui mettra du liant ?

Hommage aux tisserands, ou l’impératif intérieur de se vivre relié

A deux voix !

     Nourrie par l’article du blog : «  Les Tisserands » de fin décembre 2016, j’ai eu besoin de tenter, concrètement, de réparer des trames déchirées, abîmées, fragiles ; entre une trame de cageot, des bandes plâtrées, des papiers de couleurs à tisser, et des phrases à croiser : une construction en est née ! Lire la suite Qui mettra du liant ?