Archives pour la catégorie Témoignages

Des paroles qui rejoignent et interpellent

Arrêtons de nous en vouloir de nos émotions négatives !

 

En ce jour de rentrée scolaire, après le départ de mes enfants à l’école, j’ai moi aussi pris une bonne résolution : j’ai décidé de ne plus m’en vouloir de ressentir des émotions négatives. Oui, la rentrée me stresse, j’appréhende tout ce que mon mari et moi allons devoir gérer en plus de notre travail : cadrer les devoirs, le respect des règles à la maison, gérer les écrans, sans parler de toutes les tâches ménagères et de la gestion de l’emploi du temps familial. Et oui, je ressens de l’appréhension devant toutes ces contraintes à venir. Et ma première réaction, c’est d’en ajouter une couche « Pourquoi ne suis-je pas zen ? » Je commence à m’en vouloir de ne pas prendre assez de recul et ne pas parvenir à rester sereine. Et là, mon élan de vie se réveille et me dit « stop ! » Non, je ne suis pas parfaite, je suis un être humain comme les autres, toute formatrice PRH que je suis… et oui, je suis stressée par la rentrée ! Lire la suite Arrêtons de nous en vouloir de nos émotions négatives !

Fulgurance…

Parfois j’ai la fulgurance de percevoir le monde, les choses et les personnes qui m’entourent, d’une manière si large, si vaste, que j’ai du mal à trouver les mots pour l’exprimer.

J’ai alors la sensation d’entrer dans une compréhension tellement plus grande que ma manière de voir habituelle… Un éclair qui me fait entrevoir une autre dimension ; et puis je me retrouve, stupéfaite, confrontée à mon intelligence désarçonnée. Comme si un voile s’était levé un instant puis était retombé. J’ai soif de cette compréhension nouvelle car il y a là une lumineuse clarté, et je me sens impuissante pour cela. C’est donné et je n’en ai pas la maîtrise. Lire la suite Fulgurance…

AVEZ-VOUS DEJA JOUE AINSI EN FAMILLE OU AVEC DES AMIS ?

Lorsque la famille est rassemblée autour de la table, chacun commence une phrase, le voisin la continue et on invente une histoire ! Chacun doit répéter ce qui a été dit depuis le début, avant d’ajouter son bout de phrase. Si l’histoire est longue, c’est un bel exercice de mémoire, mais aussi d’observation de comment chacun s’y prend. Lire la suite AVEZ-VOUS DEJA JOUE AINSI EN FAMILLE OU AVEC DES AMIS ?

Qui a dit que ce serait facile ?

Qui a dit que ce serait facile ? Facile de vivre à partir de son être, de grandir dans le déploiement de ses capacités, d’accéder au bonheur ? Qui a dit que ce serait facile ? Personne en fait, alors où diable suis-je allée imaginer cela ? Cette croyance que puisque l’être est harmonie, paix, lumière, le chemin pour le rejoindre se doit lui aussi d’être paisible et serein ? Lire la suite Qui a dit que ce serait facile ?

Départ en vacances : quant à la joie se mêle une sensation venue de l’enfance !!

Ça y est, l’heure du départ en vacances est arrivée !! Je me sens joyeuse et en même temps, je repère en moi une tension, un serrement au creux de l’estomac, j’ai la nausée. Je réalise que je me jette partout et en tout sens, je suis dans la précipitation, je suis comme une mouche bourdonnante, affolée.

Que se passe-t-il en moi qui me coupe de la joie ? Comment est-ce possible de ressentir des choses si antagonistes ? Lire la suite Départ en vacances : quant à la joie se mêle une sensation venue de l’enfance !!

Déménager, ça déménage !

Surtout lorsqu’on choisit de le vivre les yeux grands ouverts !

 « Aujourd’hui, que personne ne nous dérange ! Entre sœurs, nous allons trier nos affaires et pleurer notre maison ! Et pour cela, nous avons besoin de temps, d’espace et de tranquillité !» Annonce solennelle de nos filles.

Message bien reçu, et la décision est prise par toute la famille : Nous vivrons ce déménagement les yeux grands ouverts, sans rien omettre de ce que cela nous fera vivre !

Je me suis bien surprise une fois ou l’autre à rêver qu’il suffirait d’un claquement de doigts pour que tout soit fait, ni vu ni connu, et hop, je serais installée dans notre nouvelle maison, sans douleur, sans avoir rien ressenti de la tristesse de quitter et de perdre. Quelle navrante illusion que celle du déni de la séparation !

C’est pourtant souvent ce que j’ai vécu dans mes précédents déménagements, le regard rivé sur le mieux à venir, le plus grand, le plus confortable…Comme si cela dispensait d’être triste de quitter ! Je me protégeais alors de tous sentiments négatifs que je croyais dangereux, voire même très indécents.

Aujourd’hui, avec mon mari et nos enfants, nous désirons ne rien manquer de ce que la vie en ses bousculades nous réserve. Nous déménageons pour plus petit, plus simple, en accord avec nos priorités de vie actuelles…Nous sommes fiers et heureux d’affronter cette nouvelle aventure ensemble et en pleine connaissance de cause, tout ouverts aux chamboulements qu’elle provoquera en nous, confiants que la vie nous réservera de belles surprises.

Donner ou vendre la moitié de nos biens, accepter de jeter, de remercier les objets familiers qu’on a aimés, objets témoins de nos joies et de nos peines, inutiles aujourd’hui et qu’il faut abandonner. Quitter nos chers voisins, dire au revoir à ces murs, à cette vue sur ces arbres, ces potagers, cette montagne qui ont entouré, nourri, bercé 10 ans de notre vie….

Tout à ma nostalgie et ma peine, voici que monte en moi de manière surprenante une sensation de joie mêlée de gratitude… Gratitude pour toute cette vie reçue et donnée. Oui, à ma grande surprise, sous la frustration et la tristesse de devoir quitter, une joie profonde et une immense gratitude m’habitent. Et je sens bien que celles-ci, personne ne pourra me les ravir. Joie et gratitude brûlent inlassablement en mon être et cohabitent, amicales et respectueuses, avec ma tristesse, qui elle, ne fera pas de vieux os.

Oui, sous l’expérience de l’impermanence que nous faisons en nous confrontant à tout le réel du déménagement, sous cette expérience que tout passe et tout finit par disparaître, que notre aventure sur cette terre aura bien une fin, voici qu’une autre expérience, tout aussi réelle mais plus profonde se fait jour en moi. Là, au tréfonds de mon être, sans l’avoir décidé ni voulu, apparaît comme une permanence, délicate et vigoureuse, de tout ce que nous sommes devenus chacun et en famille grâce et par ce bel environnement matériel, en cette maison toute imprégnée de l’âme de nos vies, de celle des nombreux amis de passage. Je découvre que rien n’est perdu de ce que nous avons vécu et de ce que nous sommes devenus, rien n’est perdu de nos liens, de ce que nous avons tissés ensemble…

Nous voilà aujourd’hui installés dans notre nouvelle petite maison, avec d’autres voisins à rencontrer, d’autres liens à tisser, d’autres paysages à contempler et à aimer….

Cette maison qui nous promet d’être témoins de nos joies et nos peines à venir, qui nous réserve des souvenirs, à nous maintenant de lui donner une âme, l’âme de nos vies partagées.

Charlotte Ghestem, Formatrice agréée PRH