De l’amorçage des pompes

pompe à brasLorsque j’étais enfant il y avait chez mes grands-parents une pompe à bras dans la cour. Pour que l’eau jaillisse en abondance, il fallait une dextérité particulière, un certain coup de main, plus précisément un certain coup de bras, que je n’avais pas forcément. J’admirais la manière dont mon grand-père remplissait rapidement son seau. Parfois la pompe ne fonctionnait plus. Il fallait alors la réamorcer avec une eau venue d’ailleurs. Lire la suite « De l’amorçage des pompes »

Aujourd’hui et demain…

jumeaux in uteroHistoire de deux jumeaux qui dissertent, par la pensée, dans le ventre de leur mère !

 – Jumeau 1 : Si possible … change un peu de position, j’ai tes genoux dans ma figure … Voilà, c’est mieux ainsi. Au fait, je voulais te demander : tu y crois toi à la vie après l’accouchement ? Lire la suite « Aujourd’hui et demain… »

Et si je tentais d’exprimer ce que je ressens par la peinture ou le graphisme, pour y voir plus clair !

IMG_5994Déjà, s’arrêter à ce qu’on ressent, n’est pas acquis dans ce monde d’agitation ; nous tournons tellement dans – et avec – nos idées, nos arguments, nos projets…

Alors, nous exprimer par la peinture – ou la terre – à travers des formes, des couleurs, des lignes, des matières, des gestes,  des directions, des formats… qu’est-ce que ça peut bien nous apporter ? Lire la suite « Et si je tentais d’exprimer ce que je ressens par la peinture ou le graphisme, pour y voir plus clair ! »

L’acuité de l’orpailleur

Parfois on rencontre quelqu’un qui a aucun moment ne désespère jamais de vous.

Il dispose d’un regard appelant.

Il a une manière de vous attirer vers « un plus » quand bien même seriez-vous dans un état intérieur délabré ou une situation sans issue apparente. C’est une affaire de présence, d’attitude, de regard et d’action.

Ces personnes, je les appelle les orpailleurs de l’homme. Lire la suite « L’acuité de l’orpailleur »

Etre ou ne pas être Lincoln

Etre ou ne pas être Lincoln ?

Après avoir vu le dernier film de Steven Spielberg :

Un homme seul dans l’exercice du pouvoir

Face à la complexité, à l’adversitéFile:Abraham Lincoln November 1863.jpg

Tenant un cap, envers et contre presque tous

Aspiration, détermination, décision et adaptation

Générosité, dignité, intégrité et ingéniosité

Engagement sans relâchement

Ténacité dans le chaos, voyant loin, visant haut

Usant avec intelligence et sans vengeance

En confiance de sa conscience

Pour la liberté et l’équité, en proximité

Guidant sans lâcheté, avec fermeté

Et respect de l’autre

« Faites au mieux » « Si cela a du sens pour vous »

« J’imagine que nous avons des attentes du même ordre »

Invitations à improviser, à expérimenter en temps vouluronde

A avancer sans compter pour « porter ce que l’on a en soi »

Rencontre avec un homme grand, un grand homme

Un homme aussi aux prises avec le chagrin d’avoir perdu un enfant

Aux prises avec la peur d’en perdre un autre

Francine CHEVALLIER-MEYER

Collaboratrice bénévole PRH

Quand l’abeille s’épuise

Nous avons sûrement tous été témoins de cette abeille qui est entrée par la fenêtre, puis, cherchant à ressortir, se bute sur la vitre du battant demeuré fermé, se bute encore, encore et encore. Vaines tentatives. Perte d’énergie. Insistance dérisoire sur cet obstacle invisible.

On aimerait lui parler, lui dire va un peu vers la droite, juste quelques centimètres, et tu retrouveras toute ta liberté.

Mais non, elle s’obstine, encore et encore.

Parfois on tente, d’un geste de la main, d’une feuille de papier, d’un bout de carton, on cherche à la diriger vers le battant ouvert. Mais rien n’y fait. Elle s’envole plus haut, ou plus bas puis elle vient de nouveau buter contre la vitre.

Parfois nous sommes pareils à l’abeille. On bute contre des obstacles intérieurs qui nous empêchent d’avancer. Des vitres ont été posées au long de notre histoire. On en a même parfois rajouté par nous-mêmes. On ne les voit pas, on ne les voit plus. Et on bute toujours aux mêmes endroits. Comme si c’était une fatalité.

Comme l’abeille, nous ne manquons pas d’énergie, nous en dépensons même parfois beaucoup pour lutter contre l’obstacle plus ou moins visible. On pense que ça va suffire, et puis, ne nous a-t-on pas dit : « quand on veut, on peut ! »

Et puis un jour, espérons-le, on rencontre quelqu’un, une sorte de guide, qui nous dit : « va un peu vers la droite, juste quelques centimètres, et tu retrouveras toute ta liberté. »

Bon, d’accord, c’est quelquefois un peu plus que quelques centimètres…

Ça c’est un peu passé comme ça en ce qui me concerne. Ces « petites questions », qu’on appelle TPA (Travail Personnel d’Analyse), m’ont fait comprendre qu’il y avait un chemin, pour ne pas toujours buter sur les vitres et trouver par où il fallait passer pour prendre son envol.

Bernard Descampiaux, ancien formateur PRH