Il n’y a pas de vie pleine sans être dérangé !

Cette phrase entendue à la radio me percute et vient rejoindre ce qui m’a beaucoup frappée en participant  au stage « M’entrainer à prendre des décisions constructives »

Décider n’est pas forcément confortable. Il y a un tiraillement en moi qu’il me faut regarder : j’ai à chercher le chemin à prendre pour le résoudre. C’est à partir d’un élan nouveau  surgi de mon être, que je prends en compte, qu’un changement va pouvoir s’opérer.

C’est un cheminement qui nécessite de me laisser bouger tout le temps pendant ce processus. Il s’agit de lâcher les vues de mon moi-je (1), les attirances spontanées de ma sensibilité ou ma recherche de confort sécurisant pour accueillir et prendre en compte tout ce qui vient à ma conscience.

Plus je suis en capacité de ressentir en moi la vie qui bouge, plus la décision qui s’impose peu à peu m’engage à avancer. Décider ainsi c’est chercher à mettre en œuvre le possible réaliste, ajusté à mon réel d’aujourd’hui : il n’y a pas de décision idéale.  Il s’agit de me vivre en recherche de ce qui va être bon pour ma croissance, dans la situation qui est la mienne, qui va m’apporter un plus de vie, un plus de déploiement concret de ce qui appelle à vivre au cœur de moi.

Outre la méthodologie, très éclairante et structurée qui est proposée, j’ai été particulièrement touchée par l’importance des attitudes à vivre :

  • Me vivre chercheuse de la meilleure solution pour moi. Etre déterminée à trouver une solution.
  • M’ouvrir à tout le réel tant intérieur qu’extérieur : tous les éléments nouveaux, les lumières qui peuvent apparaître et les accepter. Au fond, vivre une non sélectivité pour ne pas trier mes sensations, ne rien écarter des éléments importants de la situation, ni mettre de côté de ce qui peut surgir.
  • Vivre une neutralité accueillante à l’égard de tout ce qui peut venir dans mon champ de conscience : toutes mes sensations ont le droit de se faire entendre, même si certaines me dérangent, me surprennent ou me délogent.
  • Me vivre désappropriée de ce que je veux comme solution : j’ai parfois une petite idée derrière la tête en commençant !
  • Pas de domination de mon moi-je qui dirigerait seul l’analyse selon ses vues, mais écoute du langage de chaque instance et des interactions entre elles.
  • Accepter le pas à pas, de ne pas voir clair tout de suite.
  • Me vivre dans une sécurité face à la vie qui est en moi : je ne suis pas en danger de laisser venir la décision. Cela suppose une recherche active au niveau de mon être.
  • Prendre du recul, après avoir tout posé, pour laisser parler ma « boussole intérieure », et recevoir ce que ma conscience profonde me suggère comme décision à mettre en œuvre.

La bonne décision se reconnaît aux fruits qui l’accompagnent. J’en ai repéré quelques-uns :

  • Il y a un ajustement de toutes mes instances, sensation d’être droite, debout,
  • La décision est cohérente, intelligente,
  • Sensation de justesse, de possible réaliste, de sagesse,
  • Parfois, une créativité inattendue,
  • Je perçois une poussée de mon être en croissance : mes autres instances s’inclinent devant le surcroît de vie qui s’exprime, je suis dans un élan nouveau,
  • Les énergies sont là : mon corps est OK, il sent qu’il a les forces pour vivre la décision
  • Ma sensibilité peut assumer ce choix,
  • Je suis prête pour agir !

Décider, c’est grandir en liberté et face à la responsabilité de ma vie. C’est oser traduire en actes des aspirations qui germent au cœur de moi. C’est prendre au sérieux la globalité de ma personne,  honorer le potentiel de vie qui m’habite pour le donner au monde ! C’est un chemin de « dérangement » qui me rend heureuse et contribue à mon accomplissement toujours à poursuivre !

 Cette méthode de prise de décision est une des deux clés de la formation PRH (l’autre étant l’analyse de ses sensations).  Un livre publié par  PRH International : « SAVOIR DECIDER, un atout gagnant » est en vente au centre ressource de PRH France

  • (1) Moi-je : instance de la personne, ressentie au niveau de la tête, où fonctionnent l’intelligence, la liberté et la volonté.

Françoise Parmentier, Formatrice agréée PRH

4 commentaires sur « Il n’y a pas de vie pleine sans être dérangé ! »

  1. pour moi, ce stage est une des pépites de PRH. Avant je ne savais pas décider, la traditionnelle méthode des deux colonnes (+ et -) me laissait sans voix et ne me permettait pas de passer à l’action dans un sens ou dans un autre.
    Lors du stage, j’ai tout de suite senti le processus de décision se faire à l’intérieur et, près de 15 ans après, cette méthode m’est toujours aussi utile dans les petits comme les grandes choix de la vie.

  2. Repositionner le dérangement comme une occasion à plus de vie est très parlant pour moi à l’heure de la préparation de la reprise !
    Etre à l’écoute de ce qui se passe en moi pour un plus d’être !

    Un grand merci pour cet article que je garde sur le bureau pour le relire à tout moment de trop fort dérangement…

  3. J’aimerais préciser ici que PRH propose aussi un plus petit module de 2 jours sur le prise de décision qui est déjà très profitable. J’en garde un excellent souvenir. Quel plaisir de sentir l’effet de la conscience profonde sur toute sa personne, même sur de petits choix quotidiens comme celui des aliments qu’on va mettre sur son plateau au self : un délice (je ne parle pas du contenu du plateau mais de la sensation d’ajustement à sa liberté intérieure.
    François

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