Soyons bien attentifs, il se passe quelque chose au cœur même de toute catastrophe ou bouleversement qui génère tant de souffrances, d’incompréhension, de non-sens.
Brutalement interpelés dans nos comportements sans issue nous voilà acculés à quitter nos sentiers habituels et à inventer notre vie autrement. Nous voilà poussés à déployer des trésors de créativité, d’amour vrai, de responsabilité et de solidarité pour nous dégager de nos impasses et nous ouvrir à ce que la vie ne cesse de proposer à nos consciences.
Prêtons bien attention, il se passe quelque chose. Nos réactions disproportionnées et répétitives les plus violentes nous terrassent, les catastrophes liées au dérèglement climatique nous anéantissent, les dérives humaines et structurelles nous consternent et nous laissent sans voix, notre horizon semble bouché, obstrué ? Soyons bien attentifs. C’est l’exact moment où la vie nous fait signe comme jamais et nous accule au changement, à nous ouvrir à l’inédit.
Attention, surtout ne pas rebondir. Ce serait risquer de recouvrir une braise encore brûlante et de se laisser consumer du dedans. Non, surtout ne pas rebondir, mais consentir à rester assis sur la cendre, un peu de temps encore, pour prendre la mesure des dégâts dans sa vie, dans celle des autres. Prendre la mesure des dégâts de tel dysfonctionnement, de tels comportements, d’un tel déchainement des éléments, et entrer ensemble dans une lucidité douloureuse mais salvatrice.
Et puis, prêter attention aux plus infimes mouvements de la vie en soi, autour de soi. Prêter attention à la vie qui nous fait signe, qui nous inspire les plus beaux gestes, nous révèle en notre intelligence, en nos capacités créatives. Prêter attention aux élans du cœur, aux élans de l’être, à l’intelligence humaine… Soyons bien attentifs à cela.
Au cœur du chaos, qu’il soit personnel ou collectif, assis sur la cendre, saurons-nous prendre le temps de cette attention à la vie qui se manifeste sans cesse en notre être, en celui des autres, et appelle nos actes, notre coopération ?
Saurons-nous garder notre attention sur cette vie inaltérable, toujours à l’œuvre, qui se propose à nos consciences, nous relève et nous mobilise de fond pour créer, inventer, faire place à l’inédit et à la joie ?
Au cœur de nos épreuves la vie tente sa chance, toujours, saurons-nous la reconnaître et lui faire bon accueil ?
Charlotte Ghestem, formatrice agréée PRH


merci Charlotte .
Merci, Charlotte, pour ce message d’espérance, qui me vient à un moment charnière de ma vie. J’aime l’image de la cendre, qui me signifie l’importance d’accepter la totalité de mon histoire.
Merci Anne pour ce partage de la résonance en vous de ce texte
Christiane, pour l’équipe du blog
Merci Charlotte pour ce texte qui me rejoint profondément ce matin.
« Entrer ensemble dans une lucidité douloureuse mais salvatrice », une des étape les plus exigeante du chemin mais tu as raison, préalable indispensable au jaillissement de la vie car elle permet de s’alléger de ce que nous portions dans l’ombre et qui nous entravait.
Garder mon attention sur la vie inaltérable en moi, une belle invitation que je vais garder en moi cette semaine 🙂
Merci Perrine pour le partage de votre invitation, qui nous invite à notre tour à l’attention à la Vie en nous!
Christiane pour l’équipe du blog