Confinés : déconfits, ou confiants ?

Bien sûr, la situation sanitaire de notre pays est grave. Peut-être certains d’entre nous sont-ils affectés par la maladie, ou celle d’un proche, avec l’inquiétude légitime qu’elle génère. Bien sûr, le confinement qui s’impose à nous suscite beaucoup de contrariétés et de désagréments. Mais est-il possible de faire de cet événement subi une occasion de croissance ?

Comme Sylvie Grolleau l’a fait au travers d’un précédent article, nous allons vous proposer dans les jours qui viennent plusieurs moyens de formation pour faire de cet événement subi une occasion de croissance choisie…

Pour l’heure, je voudrais illustrer par quelques exemples comment nous pouvons être acteurs de notre croissance, dans ce contexte si particulier.

Tout d’abord, choisissons ce qui nous influence. Le plus souvent, les médias sont anxiogènes : les mauvaises nouvelles attirent hélas plus d’audience que les bonnes. Comme le dit un proverbe africain (ou chinois, selon les sources), un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse. Dans cette période, nous avons besoin d’être informés. Avons-nous besoin d’être sur-informés ? Ce temps libre imposé ne peut-il pas être aussi l’occasion de relire des livres qui nous font vraiment du bien ou d’écouter des musiques vitalisantes ? Il y a sur internet le meilleur et le pire. Le meilleur, c’est l’écho de la formidable capacité de créativité et de générosité de l’être humain. Vous trouverez par exemple beaucoup de ressources positives sur le site administré par Jacques Lecomte : http://www.psychologie-positive.net/

Une autre manière de prendre soin de notre croissance est d’être attentif à ce qui demeure toujours solide et vivant en nous, au-delà de nos inquiétudes et de nos peurs. Plusieurs personnes que j’accompagne se sont, tout récemment, intéressées à cette dimension au fond d’elles-mêmes, et elles ont fait des découvertes étonnantes et très bénéfiques. Quand l’extérieur est incertain ou fragile, nous pouvons trouver des points d’appui intérieurs. Ouvrons-nous vraiment, et peut-être ouvrons-nous enfin, à cette dimension vivante et solide au cœur de soi. Si vous êtes accompagnés individuellement, c’est peut-être l’occasion de regarder de ce côté-là, il y a des ressources insoupçonnées et tellement puissantes.

Je suis sûr que, si nous écoutons au fond de nous, nous trouverons des intuitions pour vivre des choses nouvelles et positives en cette période. Par exemple, telle personne qui souffrait d’un rythme de vie trop intense se sent invitée à trouver un rythme de vie qui lui convienne vraiment. Telle autre entre dans une contemplation de tout ce qui fonctionne bien dans notre société, dans ces temps chahutés : le dévouement extraordinaire du personnel hospitalier, des politiques qui mettent de côté leurs intérêts personnels pour faire passer en premier l’intérêt général, tous les mécanismes de solidarité qui entrent en action, au niveau public ou privé… Telle autre personne s’intéresse aux ressources pédagogiques en ligne, et découvre des trésors… Oui, écoutons en nous, nous accueillerons des intuitions pour aller de l’avant, même quand on est physiquement réduit à un quasi-immobilisme.

Et puis, vous pouvez partager vos découvertes et vos ressources. Les commentaires de ce blog peuvent être l’occasion de partager vos pépites. Certains d’entre vous ont commencé à le faire, en écho aux articles publiés depuis deux jours, et nous les en remercions. Avec les formateurs et collaborateurs PRH, nous souhaitons vraiment favoriser les échanges vitalisants, et vous pouvez y contribuer vous aussi.

Profitons de ce « temps libre » imposé pour renouer des relations avec vos connaissances, par Skype ou téléphone. Faisons signe à nos voisins, qui ont peut-être besoin d’aide ou seront ravis d’échanger, en gardant bien sûr les distances nécessaires à la non-transmission du virus. Vivons notre solidarité et nos capacités relationnelles. Ce sera double bénéfice : pour nous, ce sera source de croissance et de vitalisation, et cela procurera de la joie pour ceux qui bénéficieront de notre attention.

D’autres propositions vont venir dans ce blog. Ensemble, nous pouvons montrer que la circulation de la vie est plus forte que la circulation du virus !

Régis Halgand, formateur agréé PRH

 

 

11 commentaires sur « Confinés : déconfits, ou confiants ? »

  1. c’est une révolution et comme sortis d’une belle gueule de bois les choses apparaissent plus criantes, plus exacerbées, il va falloir puiser dans nos racines pour tenir dans ce vent sourd et ce calme bruyant

    Dans les profondeurs de qui nous sommes il y a sans doute le secret, il est personnel et collectif,
    L’essentiel apparaît, le chant des oiseaux, le printemps qui poursuit son éclosion, les étoiles dans le ciel sans avion, l’air frais du matin, le soleil qui chauffe ma peau ..
    et ce temps qui s’est arrêté, offert ? pour un dialogue avec soi, avec les autres et même plus que ça ?
    et ce coeur qui bat en moi, dejà pour moi, je vis, je respire,
    je fais du qi gong, l’exercice est d’écouter sa respiration, aujourd’hui je l’entends je l’honore, je respire à plein poumon pour moi, pour les autres
    et ce coeur qui s’inquiète pour les autres, n’est pas que battement mais élan,
    ces amis me font signe au carreaux, la distance imposée m’émeut frustrée de ces belles embrassades qui nous reliaient chaleureusement,
    en moi tout se vit, plus intensément, plus consciemment …
    une étape de plus dans ma révolution personnelle …

    je vous embrasse chaleureusement,
    Véronique

  2. Un immense merci à vous Sylvie, Régis, Nadine et tous les autres, merci de votre initiative pour nous accompagner, merci à PRH. Ce que vous écrivez est précieux et c’est tout un réseau qui se tisse.
    Mes 1ers pas : la mise en chemin d’acceptation d’avoir des moments où l’insécurité et des peurs se manifestent et qui m’ont surprise par leur intensité, c’est un réel et je n’ai pas à me juger. C’est l’occasion d’écouter mon corps, ce dont il a vraiment besoin, repérer tensions et mâchoires serrées du volontarisme inefficace pour faire plein de choses ; accepter l’âge, car je ne peux plus me joindre à la réserve sanitaire, ne pas laisser le sentiment d’inutilité me gagner. Je suis « veilleur » autrement, comme la mère veille sur les siens, cela en rejoignant ce lieu profond de sérénité et de paix, de foi dans la vie, ce lieu où j’accueille chacun, où je les porte, Chemin de profondeur pour retrouver les points de solidité, source de force, de créativité, pour les multiples relations téléphoniques et Skype, occasion d’écoute, de soutien mutuel, de services. J’en profite aussi pour regarder ma maison autrement pour la rafraichir et m’émerveiller de la finesse et beauté des toiles d’araignées….
    Bonne route à chacun
    Suzanne K

  3. Merci pour cet article et merci à PRH pour son soutien et sa créativité de futurs propositions. En étant confinée, je me suis pris une bonne RDR, qui remontait bien loin. J’ai eu la chance d’avoir une relation d’aide sur le sujet, qui m’a bien refait descendre la pression. La journée s’est beaucoup mieux passée après!!

  4. Merci a PRH pour offrir son soutien par la publication reguliere des articles sur le Blog. C’est tres precieux en cette periode de confinement et je me sens invitee a etre un maillon de confiance avec d’autres.

  5. Je m’émerveille des créativités qui poussent ici et là :
    de la musique, des applaudissements, des chants, des bougies allumées…
    Que c’est bon et beau.

  6. J’aime cette période de confinement ou chacun est chez soi !
    Pour moi c’est comme une grande journée qui va durer 15 jours et 15 nuits!
    Enfin du temps pour ne rien faire, juste vivre, réapprendre à prier, laisser la nature respirer, écouter mon corps, me brancher sur d’autres repères…
    Et si c’était une bénédiction, le début d’un monde nouveau.
    Merci à tous ces êtres de lumière qui passent des messages de soutien de réconfort d’espérance de joie d’amour de créativité pour réinventer transmuter transformer.
    Et gratitude à tous ceux qui œuvrent en ce moment à faire grandir la conscience. La peur ne recule que devant l’amour.

  7. Merci de vos partages…. comme animatrice PRH (retraitee) mais encore bien active a accompagner et supporter mes clients, j’apprecie vos efforts de nous rejoindre, de rejoindre le plus de personnes possible afin de les aider a vivre ce temps d’isolement et de peurs.
    Pour ma part, je regarde mes plantes qui pousse et fleurissent sans peurs…. ca me rapelle que la vie continue et que nous en sortirons plus libre et plus genereux

  8. Bonjour Régis, bonjour à toutes et tous. Oui, je crois qu’à condition d’avoir déjà une certaine sécurité intérieure et de ne pas m’assommer de mauvaises nouvelles (j’ai décidé ce matin de ne plus regarder le JT de France 2), je peux rester relativement sereine. Je prends plus soin de quelques personnes vraiment isolées (ce matin, Sandrine en pleurs),je prends des nouvelles des personnes travaillant en hôpital, surtout ma nièce Joelle, médecin à Strasbourg. Ce sont les 1ères en ligne. Nous pouvons les applaudir mais les soignants nous demandent surtout de rester chez nous et de respecter les consignes données.Sur un marché, jeudi, j’ai hésité sur l’attitude à avoir vis-à-vis d’un couple qui feignait d’ignorer les nouvelles règles (papiers, interdictions diverses…) Je les connais un peu:ce sont des gens très pieux: ai-je eu la bonne attitude? Franchement, je ne sais pas! Gardons confiance dans nos ressources intérieures et j’en profite pour dire que je suis bien contente d’avoir participé au stage  » A l’écoute de mon monde intérieur » avec toi, Régis. Courage et confiance à tous!

  9. A l’annonce du confinement pour moi ça a d’abord été panique à bord en me demandant ce que j’allais bien faire de tout ce temps libre, la crainte de voir ressurgir la peur et le tristesse de la solitude, la disponibilité pour mon moi je de turbiner à fond, la « jalousie » pour moi de vivre ce confinement seul et que d’autres sont confinés à plusieurs…
    Et puis je m’aperçois qu’en ayant pris conscience de ces craintes, je parviens petit à petit à mettre des choses en place pour moi, pour éviter de tomber dans tous ces travers.
    Je découvre que je suis capable de vivre ce moment plutôt positivement. Ce qui me fait vivre c’est surtout d’être en lien avec la famille, les amis, les collègues. Je me suis autorisée dans cette situation à me sentir plus libre de téléphoner aux personnes plutôt que de leur envoyer un texto, de faire des vidéos… Alors qu’en temps normal je n’ose pas de peur de les déranger.
    Je ne suis jamais autant senti en lien que maintenant.
    Je m’autorise à prendre le temps de faire les choses sans pression de faire tout en peu de temps.
    J’avoue aussi que ce qui me fait tenir c’est que malgré tout je continue à aller travailler. Même si l’ambiance est particulière, que nous ressentons une tension et de l’inquiétude cela m’est vitalisant de voir les jeunes et mes collègues.
    Je m’aperçois aussi que je suis capable de prendre soin de mon corps en faisant une activité sportive à domicile alors qu’en temps normal je n’y prête pas attention.
    En écrivant tout ça, je sens en moi qu’il y a de la vie alors qu’il y a une semaine je ne l’aurai pas cru.
    Merci PRH pour nous permettre de voir notre croissance même dans ces moments particuliers.

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