Réfugiés : comment me positionner ?

Des réfugiés en grand nombre cherchent à rejoindre l’Europe, souvent au péril de leurs vies. Les drames sont nombreux… Comment est-ce que je réagis, face à cet événement ? Comment me situer ?

En écrivant ce texte, il n’est pas dans mon objectif de dicter une conduite à tenir : c’est à chacun, en conscience, de se positionner. Mon propos est juste de vous partager quelques-unes des pensées, sensations et interrogations qui m’habitent face à cette actualité.

Une tentation pour moi serait de fuir, de ne pas regarder. Ce problème m’apparaît trop vaste, trop compliqué, pour que je m’en préoccupe. J’ai déjà bien assez du quotidien de ma vie sans qu’en plus, je sois dérangé par cette question ! Je me sens largement impuissant, démuni. Et cette disproportion entre moi et l’immensité du problème me donnerait vite une bonne raison de détourner le regard, de me désintéresser du sujet. Et de laisser les gouvernants, les pouvoirs publics ou les associations apporter leurs réponses.

Je ressens aussi une gêne, une peur face à l’étranger, l’inconnu, le différent. Un sentiment d’impuissance et d’incommunicabilité face à quelqu’un qui a une langue, une culture, des traditions si différentes des miennes, a priori. Ces étrangers qui viennent frapper à nos portes, et qui nous crient leur détresse, ils me dérangent dans mon confort, mes habitudes, mes certitudes… Ils m’appellent à me désinstaller, à bouger, à changer, à m’ouvrir. Et ce n’est pas facile !

Et puis, plus profondément, je ressens aussi une gêne à ne rien faire. Ces hommes et ces femmes qui fuient la violence et la guerre, ce ne sont pas que des étrangers, ce sont aussi mes semblables, mes frères et mes sœurs en humanité. Si j’étais à leur place, je serais tellement content qu’une main se tende vers moi ! Je voudrais tellement être sauvé ! Profondément, je ne peux rester indifférent. Je me sens lié à eux, de la même humanité. J’aspire à un monde qui ne laisserait personne de côté. Je me sens responsable, pour ma part, de le faire advenir.

Et puis, mon expérience de rencontres avec des personnes d’autres cultures est que cela a été à chaque fois un enrichissement. Mon expérience, dans ma vie personnelle, est que lorsque je me replie sur mes peurs, je stagne, je n’avance pas : je me replie sur mon petit confort égoïste, mais ça ne va pas très loin… Mon expérience, c’est que je ne suis jamais aussi heureux que lorsque je m’ouvre : je m’élargis, je me reçois, je grandis par l’accueil de la différence. Quand je m’ouvre, que je donne et que je reçois, ma vie a plus de sens, même si c’est exigeant et parfois difficile.

Ainsi, en moi, il y a à la fois la tentation de détourner mon regard et de ne rien faire, la peur de l’étranger, et l’aspiration à m’ouvrir et à accueillir. Et dans le débat politique, j’entends des personnalités qui font écho à l’une ou l’autre part de moi : la peur, le rejet, et l’ouverture, l’accueil…

A quelle part de moi vais-je donner la priorité ? Laquelle vais-je choisir de vivre ?

Régis Halgand, formateur agréé PRH

20 réflexions sur “ Réfugiés : comment me positionner ? ”

  1. Ton invitation, Régis, à discerner ce que je vis en moi à propos de l’actualité concernant les réfugiés aux portes de l’Europe vient me rejoindre dans mon propre questionnement en l’étayant de tes mots clairs. Merci.

    1. Merci, Marie-Véronique. C’est bien cela, je crois, face à une question aussi difficile et qui peut réveiller autant de sentiments contradictoires en soi : commencer par faire le clair sur ce qui se passe en soi, pour pouvoir écouter sa conscience profonde.

  2. Je me demande, puisque plus souvent qu’à son tour, la vie nous fait miroir, quelle est la part de moi qui cherche à fuir quelque chose, à se réfugier ailleurs, au lieu de gérer le présent avec son inconfort de vie. Dans la vie je me suis beaucoup battue toute seule à « faire mon trou » pour être où je suis maintenant. Qu’est-ce qui empêche ces gens de faire de même ? Petite fille de réfugiés, j’ai trop vu mon grand-père muré dans ses regrets d’être parti, d’avoir « trahi la patrie », et de ne pas en avoir parlé, ce qui fait que je n’ai pas de racines de ce côté-là. Il a transmis à mon père cette culpabilité, et mon père n’a rien dit de ses parents.
    Alors, au risque de paraitre indifférente, je me dis que chacun fait ses choix, avec les conséquences qui vont avec.
    Je ne vais pas entrer dans la psychose collective (qui est peut-être en plus une manipulation des masses), car pleurer avec celui qui pleure n’a jamais aidé personne.
    J’ai reçu il y a quelques jours ce texte :

    Vu et c’est gobé !..

    Un corps noyé ne peut se retrouver sur le rivage que 03 à 07 jours après avoir coulé… ( eau salé et voire 30 jours dans l’eau douce).Je le sais, j’en ai ramassé une bonne dizaine de disparus dans ma carrière. Et les corps de la mère et de l’autre enfant noyé, aussi retrouvés sur la plage ? ? ?et le clou du clou, voyage retour pour l’enterrement en Syrie…avec quels sous ??????

    OUI, on peut se poser des question mais ce n’est que le début.!

    Comment des centaines de millions d’européens peuvent-ils avoir systématiquement le réflexe asinien consistant à tout « gober » et ce, sans jamais émettre le moindre doute ni se poser la moindre question ?..
    C’’ EST EFFRAYANT !..
    une bonne grosse BLAGUE !
    Une chose que personne ne relève nulle part… et qui m’ébaubit …
    Y a t-il eu « réellement » un corps d’enfant de 3 ans échoué sur la plage, ou est-ce un photo-montage?..
    Car à y réfléchir un peu, sachant que plus de 50 % d’européens sont contre la prise en charge de migrants … il est tentant de « monter un coup » de ce type … l’enfant mort « photographié » ayant un impact fort sur une population européenne apathique et psychologiquement fragile.
    Et finalement ça marche, puisque dès aujourd’hui chacun se met à accueillir des migrants sous des tonnerres d’applaudissements… L’opération est donc un franc succès !..
    Rappelons toutefois que la photo des 3 enfants palestiniens déchiquetés de manière effroyable par les bombes israéliennes au printemps dernier n’avaient pas suscité tant de pleurs et de réprobation du monde entier, et pour dire les choses clairement, les médias s’étaient curieusement amuïs ?..
    On nous expose une photo montrant un enfant qui semble plus habillé pour aller jouer au parc, alors qu’il s’est soi-disant noyé dans une mer avec des vagues de 5 m qui ne lui ont pas même ôté la casquette qu’il porte encore vissée sur la tête.

    Puis on nous explique que le corps de cet enfant qui « vient de se noyer » est retrouvé sur une plage alors que chacun devrait savoir que la mort par noyade signifie des poumons amplis d’eau et que par conséquent le noyé ne flotte pas et coule OBLIGATOIREMENT pour ne remonter que 3 à 7 jours après (en eau salée) et 21 à 30 jours en eau douce.
    Ensuite, on nous dit aujourd’hui que la mère de cet enfant est morte noyée elle aussi avec son autre enfant et que le père venait « juste » en Europe pour se faire soigner les dents. Hors si l’on a les moyens de se faire soigner les dents en Europe, pourquoi s’embarquer avec toute sa famille sur un rafiot en versant des sommes exorbitantes aux passeurs ?
    N’était-il pas plus simple de demander un visa et de prendre l’avion ?
    Tout cela montre que nous sommes pris pour des ânes avec cette photo … et que voyant que ça fonctionne, on en rajoute une deuxième couche avec cette histoire de travaux dentaires.
    Pour clore le tout on nous montre des photos du père – déjà rentré en Syrie – et prêt à inhumer toute sa famille déjà mis en bière dans une région que la famille a fui en raison de bombardements qui – entre parenthèses – n’ont plus lieu pour le moment à cet endroit ?..
    Nos politiques et médias sont pourris jusqu’à la moelle et je subodore une affaire « montée de fond en comble » pour faire « pleurer dans les chaumières » et faire accepter à la masse le fait qu’elle va devoir s’adapter au flux incessant de migrants s’apprêtant à arriver par millions dans ce qu’ils croient être un Eldorado …
    J’oubliais que, de surcroît, sitôt le corps de l’enfant « retrouvé » on nous livrait son prénom, on connaissait tout sur sa famille, nom, destination et histoire etc …
    Comment des centaines de millions d’européens peuvent-ils avoir systématiquement le réflexe asinien consistant à tout « gober » dès lors « qu’ils l’ont dit à la TV  » et ce, sans jamais émettre le moindre doute ni se poser la moindre question ?..

    C’EST EFFRAYANT !..

    1. Bonjour Isa. J’entends bien dans vos propos votre colère qui remonte très loin dans vos racines d’une part, et j’entends bien aussi votre ahurissement. Ne vous inquiétez pas nous ne sommes pas tous si « bêtes » que cela et connaissons bien la manipulation des médias. MAIS l’image de cet enfant, montée de toute pièce, est tout de même un symbole, celui choisi pour représenté la détresse d’un peuple qui fuit la guerre. Les colonnes de gens fuyants leur pays parlent plus encore. Elles rappellent celles des Français eux-même fuyant leurs villes bombardées pendant la dernière guerre mondiale pas si lointaine que cela. Ces images de personnes ayant tout laissé, tout abandonné, arrivant les mains vides, les poches vides (ou non) mais riches de leur histoire et de leur humanité, ces images là ne peuvent laisser indifférent. C’est chacun en son âme et conscience qui peut se laisser toucher, qui peut ouvrir ou non son coeur, et sa porte. Tout ce qui l’en empêche est légitime de toutes les façons aussi ; La réflexion de Régis Halgand en pose bien les termes. La difficulté c’est que cela touche notre coeur mais aussi … nos portes-monnaies, qu’ils soient publics ou privés, … et c’est souvent bien le plus difficile. Agir pour des difficultés comme celles-là c’est s’arracher à son quotidien, c’est s’arracher à son confort, sa sécurité. Quelque chose de pas évident. Sincèrement. Car ce sont des choses dont nous avons la plupart besoin et que nous acquérons nous même pas toujours facilement.
      Serons nous capables de nous transcender pour aider ces gens ? Serons nous capables de chercher la richesse dans la rencontre de l’Autre ?
      Oui ces questions sont difficiles et bousculent notre coeur, notre âme, notre conscience profonde.

    2. Merci, Isa, pour votre longue contribution. Permettez-moi de vous répondre en restant dans le cadre de mon article, qui était d’écouter nos mouvements intérieurs face à une actualité dramatique comme celle des réfugiés. Vous évoquez des manipulations possibles dans l’actualité. Elles peuvent exister. Mais nous pouvons aussi être menés inconsciemment par des mouvements intérieurs, et c’est une autre forme de manipulation. Qu’est-ce qui nous mène ? Qu’est-ce qui nous fait réagir ? Dans vos propos, j’entends beaucoup de peurs. Cet afflux de migrants et son traitement médiatique vous effraient. On peut aussi avoir des peurs en soi, issues de notre histoire, qui nous font rechercher des informations, ou regarder la réalité, d’une manière qui vient alimenter ou conforter ces peurs. Vous seule pouvez discerner ce qui se passe en vous, et je ne vous demande évidemment pas de répondre publiquement à ce sujet, par respect de votre liberté et confidentialité.
      Mais la question est importante pour chacun de nous : qu’est-ce qui, en moi, vient orienter mon regard, mes centres d’intérêt, mes prises de parole ?
      Bien cordialement

  3. Il y a de la misère psychique, sociale, financière avec laquelle nous ne frayons pas, pour laquelle il n’y a pas de compassion dans notre société. Et pas seulement seule pour celle des migrants en fuite des vicissitudes propres à leur pays, mais aussi celle de nos immigrés, immigrants, celle des exilés et de leurs enfants, leur vie durant. Et non seulement nos immigrants dont bcp sont Français, mais aussi nos Français de souche. Si nous résolvions ces problèmes internes nous ne serions pas coupables de choisir les immigrants dont nous avons besoin, ni de nous octroyer le droit de pouvoir choisir ceux qui sont le plus susceptibles de s’intégrer par leur courage, leur résilience et leurs capacités.
    Ne nous aveuglons pas sur le fait que de nouveaux immigrants vont déséquilibrer socialement les plus démunis de notre société en leur donnant à ceux-ci tout ce que ceux-là n’ont pas.
    Et pourtant nous n’avons plus d’argent pour les communes, nous ne donnons pas la CMU gratuite à nos chômeurs « retraités » qui ont près de 1000 euros par mois (logement pour un individu 300 euros, 600 pour se nourrir, se vêtir, se soigner, le transport), ni aux femmes divorcées françaises qui n’ont pas travaillé suffisamment à l’extérieur de leur foyer pour bénéficier de celle-ci à titre personnel !
    Je suis étonnée que la réflexion des politiciens des pays dits démocratiques n’aille pas jusqu’à se rendre compte que, seule une pression forte et concertée sur les dictateurs qui volent, tuent, (jusqu’au génocide) forcent à l’exode, pourra parvenir à réguler à la fois leurs pays et les flux migratoires, dévastateurs, en si grande quantité.

    La France est en crise, en perte de vitesse au niveau moral, économique, social dans nos banlieues. Le système scolaire, l’armée de fonctionnaires, la sécurité sociale, le chômage, nos baisses d’impôts qui augmentent en se transformant en augmentations diverses dans l’hypocrisie la plus totale, forment un tissu de nuisances importantes
    L’accueil de milliers et de centaines de milliers de nouveaux chômeurs représente un appauvrissement, voir des régressions, avant que cette immigration stimulante dont parlent certains ne voient le jour.
    Pourquoi la France si multiple par le passé, lors d’ invasions multiples, est-elle si difficile à gérer ? Reste-t-elle, barbare et individualiste à l’encontre de ces pays plus démocratiques et respectueux de leurs habitants comme des tentatives de créer une Europe, hélas utopique pour l’instant ?
    Je suis fille d’exilée et même dans le cas d’intégration réussie, les souffrances et le coût psychologique de ces situations est très grand, aider oui, mais se substituer à ce que ce que pourrait faire un gouvernement démocratique dans ces pays est irréaliste, cela ne peut se faire sans dommages importants pour notre société.
    C’est pourquoi il est urgent de réagir et d’essayer de faire pression sur l’ensemble des dirigeants.
    Les élans de générosité sont beaux mais difficilement tenables avec tant de grandes différences culturelles, religieuses, sociales et juridiques..

    1. Vos arguments Isabelle L sont sensés et réels. Je les entends tous autour de moi. Quand vous dites  » seule une pression forte et concertée sur les dictateurs qui volent, tuent, (jusqu’au génocide) forcent à l’exode, pourra parvenir à réguler à la fois leurs pays et les flux migratoires, dévastateurs, en si grande quantité  » j’entends là une solution « idéale ». Mais elle n’existe pas hélas. et en attendant des millions de personnes fuient. Et ça c’est le présent et le réel aussi,

      Mais ce que je lis dans votre texte c’est aussi et encore la souffrance de fille d’exilée.

    2. vU SUR FACEBOOK PAR
      Un dominicain irakien : « Ce que l’Occident propose est stupide et naïf »

      Dominicain exilé en France depuis 25 ans, le père Ephrem Azar revient d’un voyage en Irak, son pays d’origine. Il déclare :

      EphremAzar1″Ce que l’Occident propose aujourd’hui est complètement stupide et naïf. Il ne faut pas entrer dans la pitié dangereuse et dans la sensiblerie des gens. C’est vrai, le peuple français est très généreux, j’en suis témoin, et les gens vont ouvrir leurs portes. Mais est-ce une solution ? »

      « Il faut avoir du discernement et comprendre les causes de cette crise, notamment en Syrie et en Irak. Sur place, nous avons en face de nous Daech et d’autres islamistes qui vont dire : ‘Puisque l’Occident chrétien vous accueille, allez-y. Ils vous ouvrent les bras, allez-y… et ce pays n’est plus le vôtre. Il y a aussi un appauvrissement total de ce pays, parce que ceux qui partent, ce ne sont pas seulement les malportants et les pauvres, c’est aussi toute la richesse intellectuelle, sociale, qui avait beaucoup de talent et de qualifications ».

      Comment éviter le départ massif vers l’Occident ? Selon Ephrem Azar, il faut d’abord commencer par « favoriser la dignité » là où c’est possible, notamment dans les camps en Jordanie et au Liban voisins, et en Irak. « Il faut créer des écoles, des dispensaires, un orphelinat et des emplois sur place », explique-t-il.
      Ceux qui ont créé ce chaos, que ce soient les Américains et les Européens, doivent « remanier leur politique aujourd’hui sur le terrain ».

    3. Merci pour votre commentaire, Isabelle. Vous partagez des convictions personnelles que j’ai lues attentivement et avec respect. Vous me permettrez de ne pas entrer dans un débat politique (au sens noble du terme) que vos propos pourraient ouvrir. Mon propos, dans l’article, restait centré sur le créneau d’action de PRH : la psycho-pédagogie de la croissance. Et, à ce titre, la compréhension de ce qui peut se passer en nous face à ce flux de réfugiés.
      Bien cordialement

  4. moi, aussi je suis partagée entre m’ouvrir et la tentation de fuir tant cette situation est complexe, difficile. je me réfugie derrière cette complexité. merci de me renvoyer à ma conscience ,et de m’interpeller en posant la question : à quelle part de moi vais-je donner priorité ?. Je suis invitée à m’arrêter , prendre le temps de cueillir ma réponse à cette interpellation

  5. Suite de mon commentaire plus haut :

    reçu aujourd’hui :
    « Eh oui , ouvrons nos portes et laissons les rentrer !!! Cela va aller plus vite que prévu…
    Boum! Un cargo d’aide aux « réfugiés » bourré d’armes et de munitions intercepté en Grèce

    The « Haddad 1″ freighter is moored at the port of Heraklion following an operation of the Greek coast guard on the island of Crete, September 2, 2015. REUTERS/Stefanos Rapanis
    Je la sentais venir depuis le début, pendant que les naïfs européens les accueillent à bras ouverts.
    Un container d’aide aux « pauvres » réfugiés bourré d’armes et de munitions a été découvert dans un cargo, en Grèce, par une unité spéciale des gardes cotes au large de la Crète.
    Les autorités ont identifié le cargo, Haddad 1. Il avait quitté le port turc de Iskenderun le 29 août et venait de Libye.
    Les armes découvertes, sans aucun document douanier, devaient servir à l’Etat islamique qui prépare son djihad européen.
    Dormez tranquille braves gens les médias sont là pour vous rassurer. »

    Tout cela ressemble fort à de la manipulation….

    1. Merci Isa pour vos commentaires. Je me permets de répondre à chacun car je me sens très touchée par le sujet. C’est un sujet brûlant. J’ai entendu aussi parler du djihad européen. c’est réel, vrai, exact. Et ça fait peur bien sur. J’ai entendu que le but des islamistes est depuis toujours d’envahir le monde. Je ne sais absolument pas si nos politiciens sont assez éveillés pour y croire. Je pense qu’il serait intéressant de partager vos commentaires sur facebook.
      Mais, mais, mais, faut-il pour autant abandonner à leur propre sort des millions de personnes, comme vous et moi, abandonnés sur les routes ? Tout cela est tellement mélangé qu’il est très difficile de savoir quoi faire et quoi penser.

  6. Merci Régis pour ton partage qui nous invite à ne pas être dans la « réaction » immédiate mais à nous interroger comme nous le proposait André Rochais, le fondateur de l’approche PRH :  » D’où partent mon regard, mes choix, mes actes ? ». Que disent ma sensibilité affective, mon corps instinctif, mon « moi-je » cohérent et raisonnant, mon être aspirant au juste et au bien ? A ta manière simple et concrète, tu t’interroges à ces différents niveaux et tu laisses ensuite ta « conscience profonde » discerner.
    Tu ne nous livres pas une solution toute faite, individuelle ou collective mais tu nous invites à suivre ce chemin. C’est un chemin de liberté, tant chacun a le droit de choisir une option différente, qui lui semble si possible juste, équitable, mais aussi réaliste, mais aussi possible pour lui. Les choix à partir de notre conscience profonde nous laissent en paix… pas forcément définitivement car nous pouvons avoir à remettre en question notre choix, notre position : peut-être apparaît-il un nouvel élément extérieur (nouvelle information à intégrer) ou intérieur (nouvelle prise de conscience, meilleure écoute de nos besoins et aspirations).
    C’est l’honneur et la dignité de la personne humaine de cheminer ainsi dans sa vie personnelle et devant les avancées et soubresauts du monde pour le comprendre, l’accueillir, s’y impliquer, le changer.

  7. Merci Régis de nous aider à revenir à notre conscience profonde en toute liberté, au-delà des argumentations pour ou contre….
    Pouvoir écouter nos peurs, nos colères,
    Nos besoins de fuir, d’attaquer, notre hyper-sensibilité reveillée, entraves à pouvoir rejoindre notre cœur dans toute sa fécondité.
    Pour ma part , nantie et comblée, ma culpabilité pointe, dépassée par l’ampleur du problème: que me dit-elle?
    La faire parler elle aussi, Pitié dangereuse et mauvaise conseillère.
    Bien plus encore me rendre disponible, me mettre a l’écoute de ce qui pourra jaillir d’appel, d’ouverture, de regard neuf, en lien avec mon réel d’aujourd’hui, mes forces et mes limites, ma situation….pouvoir reconnaître cet appel , cette « occasion d’aider », dans son in-attendu, son im-previsible, comme une réponse joyeuse et motivante à ma question « qu’elle est ma part, ma part de colibri »?
    Nicole Langlois-Meurinne.

    1. Merci, Nicole. Je souscris, entre autre, à ce que tu dis sur les mauvais conseils que peut donner la culpabilité. Et sur cette image du colibri, qui peut apporter juste sa goutte d’eau. Mais c’est bien notre responsabilité, d’apporter juste ce que nous pouvons. Mais pas moins…

  8. C’est mon coeur qui parle,mains ouvertes,bras tendus vers toutes ces personnes qui marchent,marchent et marchent encore pour vivre dignes…
    Leur force de Vie ,malgré leur dénuement matériel, me questionne sur l’importance donnée à nos « biens »…
    Et pleurer avec ceux qui pleurent me permet de les rejoindre un peu dans leurs détresses. ..

    Merci Régis .

    Françoise

  9. Merci Régis, je peux me reconnaître dans ces deux mouvements contraires en moi, qui cohabitent et qui me laissent dans un profond malaise. Cela m’invite à regarder de plus près de quoi sont fait ces mouvements ? A quoi est-ce que cela m’invite, moi, aujourd’hui ?

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