« Patate de canapé ou la frite! »

2014-12-28 14.48.38Quand les jours racourcissent et que baisse la lumière

Quand les arbres des jardins se dénudent au vent de l’hiver

Quand la lune monte derrière le nuage gorgé d’eau

Quand le ciel est tout gris et qu’il ne fait pas beau

Quand exulte le soleil dans un azur glacé

Quand nous remettons en sortant gants et bonnets

Quand flambe dans la cheminée la bûche rajoutée

Quand soupes et gratins remplacent salades et pâtés

Je rêve, tels l’ours ou la marmotte,

D’hiberner.

De me pelotonner sur mon canapé

Avec un bon feuilleton télé

Et de ne ressortir qu’au Printemps…

Je rêve de rester au-dedans

De dormir longtemps

De faire à l’intérieur ce que je n’ai jamais le temps

De finir

Et puis…

Quand j’entends sur les ondes l’appel de l’homme blessé

Quand je vois les attentes des enfants délaissés

Quand j’entends les combats de chaque instant

Au travail, au bureau, à l’atelier, dans la rue,

Quand je perçois sur mon écran le monde souffrant

Quand je vois la tristesse dans le regard d’un inconnu

Quand je vois la recherche des parents et grands-parents

Quand je sens dans mon corps le besoin de respirer

Quand je goûte sur ma langue la première neige tombée

Quand je me laisse toucher par tout ce qui me fait bouger

Tout ce qui m’anime de vie, d’espérance , de bonheur à livrer

Alors j’ai envie de crier “vive la vie, vive les saisons”

Vive la nouveauté et l’imprévisible d’une relation

Vive l’élan, la marche , le combat

Des hommes et des femmes, debout, pas à pas

Je reprends mon “bâton” de pélerin de la vie

Mon vélo, mon crayon, mon tel, mon ordi,

La voiture ou le train

Et je pars pleine de joie rencontrer mes frères humains

Les regarder grandir

Les servir

Les aider

Les aimer

Béatrice Sablonnière, formatrice agréée PRH

9 réflexions sur “ « Patate de canapé ou la frite! » ”

  1. Superbe, Béatrice.
    Me permets-tu de rajouter :
    « et je pars vers mes frères, leur apporter secrètement la joie que j’apprends jour après jour à entretenir. »
    Merci, Béatrice, de nous offrir tes mots pour dire le foisonnement de nos mouvements intérieurs.
    Anne

  2. merci Béatrice pour ce jaillissement du coeur, pour cette musique qui chante et danse la femme de re-lation, la femme re-liée, la pélerine de la Vie que vous êtes, celle vivante , émerveillée, portée pour servir, aider, aimer…Quelle belle « devise »!
    Nicole Langlois-Meurinne

  3. Merci pour ce texte . Magnifique. Tellement vrai. Appelant. Oui. C’ est un appel à sortir de nous même dans l’élan pour les autres. Merci Beatrice. Ça me secoue et me donne un appel d’air, pour rechoisir à quoi j’emploie ma liberté.
    Anne T

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