Les formateurs PRH vous recommandent… (1 sur 2)

Nous avons tous, dans notre vie une œuvre qui nous a marqués, qui nous guide ou nous nourrit, qui accompagne notre chemin. A l’approche de l’été, les formateurs PRH vous livrent leurs pépites.

Anne Tricault : La leçon de Piano, un film de Jane Campion

Un film qui évoque pour moi la liberté inaliénable d’une femme déterminée, à une époque où la liberté n’était pas tellement admise.

Un film qui parle de liberté, de passion, de musique, d’une rencontre et de la découverte de l’autre, d’un apprivoisement, qui parle aussi, à travers cette rencontre, de l’ouverture au monde de l’autre.

Les images sont magnifiques, la musique envoutante, les acteurs sont très justes, chacun dans leur registre.

 

Régis Halgand : L’enfant qui ne pleurait pas, un livre de Torey Hayden

C’est un livre que j’ai lu quand j’avais 23 ans, à un moment où les démarches de type psychologique m’étaient largement étrangères. Il relate la rencontre entre une pédagogue et une petite fille murée dans son silence, et une grande violence. Une enfant pratiquement déjà condamnée, que l’éducatrice, à force de patience et d’intuition, apprivoise peu à peu. C’est un livre magnifique d’espérance et d’humanité, qui a commencé à me faire croire qu’il est toujours possible d’évoluer et de grandir, et de sortir de ses enfermements.

 

 

Anne Flatin : Americanah, un livre de Chimamanda Ngozi Adichie

« En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire. » Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant.

 

Annick Vauquelin : Le Goût des merveilles, un film d’Eric Besnard

Le Goût des merveilles parle de l’autre différent, de la relation qui s’établit avec des « codes » et des moyens d’expression différents, de ressentis, d’amour. Un film simple et frais plein de tendresse et qui nous fait sortir de nos schémas de pensées habituels !! A déguster comme ces « merveilles » !

 

 

 

 

Marie-Pierre Ledru : Les mémoires d’Hadrien, un livre de Marguerite Yourcenar

L’empereur Hadrien, au soir de sa vie, écrit une lettre en forme de mémoire à son petit-fils, le futur Marc-Aurèle. Il y retrace sa vie, ses hauts faits, son grand amour. Dans une langue classique magnifique, Marguerite Yourcenar nous donne une leçon de sagesse et de détachement. Ce livre, que j’ai lu très jeune, fut pour moi un modèle de la manière dont j’aimerais vieillir. Il reste pour moi une référence, tant pour son message que pour son style.

 

 

 

Charlotte Gesthem : L’Usage du monde et autres récits, un livre de Nicolas Bouvier

Depuis quelques bonnes décennies, dans mes nuits sans sommeil ou tout simplement lorsque je cherche à retoucher terre, à retoucher à mon humanité là où elle rejoint la chair universelle, je me plonge dans « L’usage du monde et autres récits » de Nicolas Bouvier. L’effet est immédiat ! Ses mots si justement assemblés me font ressentir « frère », profondément, de tous ces peuples les plus divers. Ses mots me trempent de la tête aux pieds dans la réalité humaine, avec une vérité saisissante, avec une tendresse et une pudeur qui me bouleversent ! Sa manière unique de voyager, d’aller vers et dans le monde pour rendre compte, pour laisser voir ce qui est, me parle de ma propre quête…Je ne résiste pas à vous citer deux passages délicieux :

« Pour voir, pour accueillir ce qui nous est donné, il faut d’abord atteindre au ‘seuil maximal d’incompétence’ puis, tout mécanisme de défense aboli, baisser la garde et s’avancer désarmé. »

« Si je n’étais pas parvenu à y écrire grand-chose, c’est qu’être heureux me prenait tout mon temps. D’ailleurs, nous ne sommes pas juges du temps perdu ! »

 

Béatrice Sablonnière : La Mélodie du bonheur, un film de Robert Wise

Le titre d’aujourd’hui est La mélodie du bonheur film en couleurs avec Julie Andrews, comédie musicale en fait avec des chants devenus des “classiques” et traduits en français comme “Do, le dos il a bon dos, ré, rayon de soleil d’or, etc.” Mais à l’origine, le film que je garde en mémoire et dont les chants dans leur langue d’origine qui est l’allemand m’ont bercée enfant, c’est La famille Trapp.

Ce que j’ai aimé et que j’aime toujours dans ce film c’est le côté comédie musicale de qualité. Il se dégage de ce film, malgré le contexte de l’histoire réelle de la famille Trapp pendant la seconde guerre mondiale, famille de chanteurs autrichiens fuyant leur pays pour échapper au nazisme, une gaité et une joie de vivre qui continuent de me ravir.

Il y a l’histoire d’amour, bien sûr, et le personnage très attachant de Maria.

Et aussi cette famille de 7 enfants et de leur père veuf pendant la seconde guerre mondiale. Et les chants, en chœur, simples, joyeux.

Je n’ai jamais revu La famille Trapp (en noir et blanc) mais j’ai souvent revu La mélodie du bonheur avec mes propres enfants. J’ai toujours la K7 vidéo… que je verrai avec mes petits enfants.

C’est un film qui réconcilie avec la vie, l’amour de la vie, de la liberté de penser et qui invite à la joie de vivre aussi malgré les épreuves traversées.

4 réflexions sur « Les formateurs PRH vous recommandent… (1 sur 2) »

  1. Bonjour
    Ces témoignages font ressortir la sensibilité de chaque formateur (formatrice) ; ils montrent que chacun(e) d’entre eux (elles) est en chemin.
    Pour ma part je vous propose L’Elève Gilles d’André LAFON. C’est l’histoire d’un jeune garçon peureux qui, placé dans un cadre qui le sécurise, et avec des personnes qui lui témoignent un amour inconditionnel, parviendra pas après pas à surmonter sa peur. Je me reconnais dans ce chemin parcouru par le héros du roman.
    André LAFON (18883-1915) est un écrivain du Blayais, son œuvre L’Elève Gilles a été couronnée par l’Académie Française en 1912.

  2. Vos partages, à chacun(e), du souvenir marquant que vous a laissé un livre ou un film m’invite à vous faire part à mon tour de la trace qu’a laissé en moi, soixante ans après (!), la lecture du roman de Michel BUTOR « La Modification ». Le sujet est la rencontre, dans un compartiment de train, d’un homme et d’une femme qui ne se connaissaient pas au départ, et qui entrent peu à peu en relation.
    Ce qui m’a marquée c’est la découverte progressive de l’autre, par petites touches, par paliers d’approche. C’est la délicatesse avec laquelle se fait la rencontre. C’est aussi la sobriété de la mise en scène : un compartiment (huis-clos favorisant la rencontre); le temps d’un voyage de quelques heures. Dans le théâtre classique, on dirait « unité de lieu, unité de temps ».
    J’ai souvent repensé à la forte impression que m’avait laissée ce roman, et, avec le recul, je comprends, dans le fond, combien à l’époque il m’apprenait comment entrer en relation, me disant que ça m’était possible à moi aussi, et, dans la forme, me dit encore aujourd’hui mon goût de la frugalité.
    Comme est instructive et dynamisante la relecture de nos vies !

  3. Merc Charlotte pour « L usage du monde » que tu m as fais acheter il y a quelques années.Je l emporte dans mes bagages cet été.

  4. Merci pour toutes ces propositions qui vont nous régaler cet été peut-être !!! En ce début d’été ce sont mes lectures des livres de Jean-Marie Gustave Le Clézio qui me reviennent, dont « Voyage à Rodrigues », merveilleux de dépaysement …

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