La nécessité de vivre !

En même temps que cet an neuf, surgit en moi un élan que je nomme maladroitement « la nécessité de vivre » ! Une invitation intime qui vient s’ajouter à de multiples sollicitations extérieures.

demainTout d’abord j’ai vu le documentaire « Demain » qui va à la rencontre de femmes et d’homme qui agissent et « inventent un autre monde qui respecte la nature et les humains » ; ce film plein d’espérance se fonde sur des actions très concrètes et réalistes dans de nombreux domaines, depuis la gestion des déchets de San Francisco jusqu’à un jardin en permaculture…

le sel et le ventEnsuite, une amie m’a prêté un livre de France Quéré « Le sel et le vent » dans lequel une phrase m’a percutée intérieurement : « A ceux qui disent que la vie n’a pas de sens, je répondrai en effet qu’elle n’aura jamais de sens si elle n’a pas d’abord une saveur, et à ceux qui refusent les fortes joies de l’instant parce qu’ils ont la pensée lacérée de grands soucis politiques et sociaux, je dirai que la politique et le social n’ont pas besoin d’une pitié larmoyeuse, mais veulent d’abord l’élan de notre compagnonnage et de notre entêtement« . Je ne veux pas recopier tout ce chapitre intitulé « les sommations du bonheur » mais je vous invite à le lire ! Ces derniers temps j’avais tendance à voir surtout les désordres et les horreurs du monde qui nous entoure, et je me sentais honteuse par exemple de passer de bons moments de fêtes en famille… France Quéré est venue secouer mes lamentations qui ne font en rien avancer quoi que ce soit, et au contraire me plombent et m’alourdissent.

Et puis j’ai entendu une amie raconter combien elle a pris soin et plaisir à confectionner elle-même des cadeaux pour ses proches, une autre m’a montré le beau gilet qu’elle vient de tricoter, un ami voisin a réalisé des berceaux de poupée en travaillant le bois tandis que son épouse a cousu et tricoté tout plein de petits vêtements pour habiller les poupées de leurs petites filles…

Et encore j’ai lu et relu Erri de Luca : chacun de ses ouvrages est un chef d’œuvre qui appelle à la bienveillance, à vivre notre humanité profonde.

Alors mes yeux s’ouvrent sur les pépites de Vie, je me sens stimulée dans ma vie profonde, dans ma créativité, dans mon goût pour les rencontres. Je sors de ma sensibilité morose ainsi que des jugements sur moi; je sens le dynamisme de vie de toute ma personne vitalisé, ravivé l’élan pour à mon tour faire ma part, comme celle du colibri racontée par Pierre Rhabi, contribuer de ma place à célébrer la Vie ! Juste faire ce qui est à ma mesure, mettre en œuvre les compétences et les talents qui sont miens; écouter les aspirations profondes qui m’appellent de manière tenace et que j’ai négligées : reprendre les aiguilles à tricoter par exemple pour me donner des temps où vivre ma créativité ! Mettre de la fantaisie et de la légèreté dans ma vie ! Renouer avec la joie et le rire ! En cela, tenter d’être contagieuse pour colporter le bon goût de la Vie, pour diffuser la saveur des relations vitalisantes, pour inviter à la Paix.

Chers amis blogueurs, je lis à travers vos commentaires l’intérêt que vous trouvez à nous lire, alors j’ai envie de vous poser la question : qu’avez-vous le goût de vivre en 2016 ? Laquelle de vos richesses d’être appelle ces temps-ci à vivre plus ? Quelle aspiration profonde auriez-vous à prendre en considération pour poser un pas d’actualisation ? Où est-ce que votre Vie vous appelle ? Quelles relations vitalisantes fréquenter et cultiver ?

De tout cœur avec vous sur ces chemins de Vie qui irriguent notre monde !

Anne Flatin, formatrice agréée PRH

10 réflexions sur “ La nécessité de vivre ! ”

  1. Merci Anne,
    Oui pour la vie, yupiiii pour profiter de vivre l’amour et la joie de vivre, waw pour émerveillement à la vie qui est là, myammyam pour goûter les moments de partage de don de s’imprégner,pour 2016 j’aspire à cultiver mon amour, à planter des grains d’amour autant que je peux par ma créativité, rire et rire ma joie de vivre et aimer juste aimer et profiter d’aimer.
    Je vous aime…
    Yousra

  2. Merci,Anne,de votre riche partage qui m’ouvre à cette réflexion:
    Comment répondre à une aspiration profonde ,tellement forte, et ne pouvoir poser des pas d’actualisation ,freinée par des peurs tellement profondes et fortes elles aussi?
    C’est ce que sens d’analyser aujourd’ hui…en creusant en profondeur…

    Bien cordialement.

    Françoise

    1. Bonne analyse à vous Françoise : en venant toucher profondément à votre aspiration tellement forte, de la vitalité va se réveiller pour sentir où, quand, et comment poser un tout petit pas d’actualisation malgré les peurs. De tout cœur avec vous !

    1. Tu sais Philippe, il m’est difficile de répondre à cette question car la plupart de ses ouvrages sont des merveilles… ils sont courts mais très denses. Le premier que j’avais lu était « Montedidio », puis ensuite « le contraire de un », « le poids du papillon », « Histoire d’Irène », « le tort du soldat »…. et d’autres encore ! Bonne lecture !

  3. Merci Anne pour ton partage; il résonne profondément en moi !
    Oui je sens que c’est profondément juste de semer la Vie, la Joie, l’Amour …Chacun à sa manière …
    En te lisant je me sens fortement poussée à devenir plus active, plus « offensive » pour que la Vie gagne du terrain …

  4. Oui cette année mettre l’accent sur l’ouverture de mon cœur : me rendre attentive, présente pour vraiment re-garder, voir l’autre dans le neuf qui sans cesse jaillit de lui. Ne pas me garder prisonnière d’un regard habitué, qui enferme l’autre dans une image, une habitude, un concept, une catégorie : me laisser surprendre, émerveillée par l’au-delà de son « visage », le regarder vraiment comme autre mais aussi comme semblable avant même d’être différent, en même temps que comme proche, comme mon prochain, l’accueillir comme un invité…Me réjouir de cette altérité que je ne peux recevoir que si je m’ouvre véritablement, que si je me laisse féconder dans et par cette surprise, me laisser en être dés-installée, dé-rangée pour accueillir toujours plus loin dans la proximité, cette autre toujours en devenir.
    Cela me demande attention, vigilance , présence à mes parasites qui viennent in-immanquablement défigurer cet autre.
    Part exigeante en moi du colibri, mais porteuse d’une « Joie imprenable ».Nicole Langlois-Meurinne.

    1. Oui Nicole, j’entends cette invitation très subtile à vivre une proximité « connue » tout en gardant une ouverture à l’altérité, se laisser surprendre, se laisser s’émerveiller ! Et la Joie imprenable qui en découle. Comme elle est belle, votre invitation ! Merci de nous la partager.
      Bien avec vous

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