Vivre la transition écologique avec lucidité et espoir

Tel est le titre du module nouvellement proposé par PRH.

Lorsque je l’ai lu, l’écho a été immédiat en moi, tellement j’ai parfois du mal à ne pas désespérer de notre monde. Comment puis-je rester lucide, ne pas me détourner de la situation catastrophique que nous vivons et garder espoir ? Pour moi, je cherche plutôt à garder allumée l’espérance. J’ai donc décidé de m’inscrire, très motivée à saisir cette occasion de ne pas rester seule. Et je ne regrette pas !

            Me mettre sans détour, avec lucidité en face de la situation, mais le faire avec d’autres, a été essentiel. Car le tableau qui nous a été présenté de l’état de la planète et du rôle de l’Homme dans ce désastre, je le connais. Il provoque en moi inquiétude, stress, quelques fois angoisse pour l’avenir… Je voudrais ne pas voir. Mais là, nous étions ensemble. Je sentais dans mon corps combien nous nous soutenions mutuellement.

            La plongée fut, à certains moments, douloureuse. Que puis-je faire, moi, face à l’immensité du défi ? À quoi servent mes petits gestes personnels, gouttes d’eau dans la mer ? Tout au long du module, les partages m’ont permis d’entendre les motivations de chacun et de recueillir toutes nos petites gouttes d’eau. Non, tout n’est peut-être pas perdu… mon regard s’est peu à peu élargi à ce qui est en marche un peu partout ; les gouttes sont déjà plus grosses ! Je sentais la motivation en moi prendre de la force, se gonfler comme une voile dans le vent. La beauté du lieu où nous étions, la nature pleine de vigueur, les montagnes puissantes, bien ancrées, les relations vivifiantes entre nous soufflaient du vent dans ma voile ‘Espérance’. Il y a eu des retombées, plus de vent pour avancer. À quoi bon ? Mais l’expérience est là, inscrite au plus profond de moi : si je suis en lien avec d’autres qui cherchent eux aussi à vivre le moment présent avec lucidité et espoir, il y a du possible. Je n’abandonnerai pas !

La prise de conscience de l’importance vitale d’être reliée à d’autres m’a permis de repartir avec de nouveaux pas à faire, me sachant soutenue.

            Nous nous sommes retrouvés 10 jours plus tard pour une soirée. Chacun a pu dire où il en était des actions qu’il avait prévu de mettre en place, les difficultés rencontrées. La richesse des partages en toute vérité, humilité et simplicité ont à nouveau nourri ma motivation à agir là où je suis. Car je le peux.

J’ai reçu la présentation de 4 axes pour contribuer à la transition comme une nourriture. Lors du temps d’intégration qui a suivi, je me découvre de nouvelles forces, je me sens curieuse de trouver de nouveaux engagements à ma mesure et avec d’autres. Des idées me viennent qui sont à ma portée !

C’est stimulant pour moi de savoir qu’une suite est proposée pour continuer à nous entraider dans nos engagements respectifs : à la manière d’un GRAC, nous retrouver régulièrement pour faire le point de nos avancées et de nos difficultés.

            Oui, vraiment, cette session a été essentielle pour moi. Je me sens plus dressée face au défi de la transition écologique. Je vois plus clairement mes limites. Lucide sur mes possibilités, je suis capable d’agir efficacement. J’ai trouvé des points d’appui en moi ; à moi de continuer à les intégrer pour qu’ils soient utiles.

Et avancer ensemble, nous soutenant mutuellement, nourrit ma motivation, nourrit mon espérance !

Frédérique Thibault, collaboratrice PRH

2 commentaires sur « Vivre la transition écologique avec lucidité et espoir »

  1. Merci de ce beau témoignage si juste et qui me rejoint dans le fait et la nécessité d’être ensemble. D’autant plus que je reviens du 2ème festival de l’Ecologie où nous étions 250 personnes à St Jacut de la mer. Le titre était « Faut-il être radical (dont l’étymologie latine radicalis qui se rattache à la racine.) pour sauver la planète. Nous pouvons écouter les conférences en allant sur leur site : http://www.abbaye-st-jacut.com

  2. Bonjour à toutes les personnes « en chemin » vers leur vérité et plus de vérité dans tous les domaines.
    Ne manquez pas de lire ce livre :
    « Le déraisonnement climatique » de François Gervais, anciennement au GIEC
    Il est à la fois apaisant de lire que c’est moins grave que ce que les pouvoirs publics le présentent, et en même temps une fois de plus consternant de constater combien les choses nous sont présentées de facon alarmiste et inexacte.
    La connaissance est source de plus de conscience et nous permet d’être plus libres : bonne lecture !

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