Comment avancer dans un monde en crise ?

Quand je me pose devant les maux de notre monde j’ai parfois du mal à voir les changements positifs à l’œuvre, mon premier réflexe est alors un découragement.

J’entends que cela fait plus de 50 ans qu’on alerte sur notre manière de traiter collectivement notre planète et qu’est-ce qui change ? J’entends les inégalités, les injustices, les discriminations au sein même de notre pays. Des enseignants, personnels de santé, métiers de l’invisible crient ou souffrent en silence et qu’est-ce qui change ? J’entends aussi les effets de la mondialisation et leurs conséquences depuis tant d’années, qu’est-ce qui change ? Des initiatives voient le jour mais globalement je suis découragée d’être face à ces mêmes constats qui ne changent pas. J’ai parfois l’impression que les cloches ont beau sonner…,

 

Et alors,  qu’est-ce qui change ?

Comment avancer ? Comment j’avance ?

Me revient ce papier

« AH LES JEUNES! »

On ne le dira jamais assez : le niveau baisse, baisse, baisse, et la jeunesse n’est plus ce qu’elle était. A preuve ces témoignages désabusés:

• « Notre jeunesse (…. ) est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui (….) ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais. »

• « Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être très loin. »

L’auteur précisait que la première citation est de Socrate (470-399 av. JC) ; la deuxième d’un prêtre égyptien  de 2000 av. JC.  

Et si le problème venait de ce que nous décidons de regarder ?

Maintenant j’avance comment ?

Ma première étape est de changer de regard en portant mon attention sur ce qui bouge, sur les élans positifs.

  • Certains médias m’y aident : ils s’attèlent à sortir du sensationnel et à éclairer les élans individuels ou collectifs à l’œuvre dans notre monde d’aujourd’hui.  
  • J’observe aussi notre société  à l’image du schéma des instances de la personne en croissance. Intéressons- nous à notre être collectif pour en déterrer les trésors. Si nous ne regardons pas ce qui bouge positivement, il est plus difficile de trouver l’énergie et la force pour continuer d’avancer. Si nous regardons uniquement ce qui ne va pas, cela nous coince dans nos dysfonctionnements ! Mettons nous en vérité face à ce qui ne fonctionne pas et appuyons nous sur ce qui avance positivement, ce qui cherche à émerger plus encore, ce qui réclame à être vu, ce qui réclame à ce qu’on en prenne soin. Je sens comme tout cela me remet en route.

La vie ne cesse d’émerger portons notre regard dessus !

Je vois aussi une autre direction : se vivre de manière constructive au sein des collectifs et sortir des écueils de la vie de groupe. Apprendre à coopérer, à dépasser des problématiques personnelles pour se remettre au service du groupe, co-construire à partir du meilleur de nous-même ; nous vivre complémentaires pour cueillir la richesse d’être à plusieurs.

Le monde d’aujourd’hui est tellement complexe : bien sûr que nous n’y arriverons pas seul ! Nous avons besoin des morceaux de clarté qui résident en chacun. Apprendre à les écouter vraiment et profondément éclairera un chemin d’un autre possible. PRH peut aider à cela. Au-delà des projets du moi-je ou des réactions de la sensibilité, il est primordial d’apprendre à se rendre au fonctionnement de l’être et cela peut se vivre aussi dans les collectifs.

Sachez que de la même manière que PRH accompagne le déploiement de la personne dans sa vie, nous accompagnons aussi les collectifs vers plus de vie et de solidité.

Karine Gantois, Formatrice agréée PRH

10 commentaires sur « Comment avancer dans un monde en crise ? »

    1. Oui, j’aime la revue Kaizen, j’aime aussi écouter sur France Inter carnet de campagne, j’aime l’émission « Nus et culottés  » qui nous fait rencontrer le monde autrement, je suis abonné aussi à la newsetter du réseau de l’Economie sociale et solidaire de ma région (en pays de la loire il s’agit des écossolies) et cela me tient informée de toutes les initiatives locales qui aident à changer le monde et le rendre meilleur

  1. « Notre société à l’image du schéma des instances de la personne en croissance »… et soudain, la lumière se fait en moi! Mais c’est bien sûr ! D’un seul coup, lisant cette phrase, un chemin s’ouvre devant ma difficulté à appréhender le monde, la société dans lesquels nous vivons. Ce monde qui me désespère quand je me risque à le regarder dans sa globalité. L’aborder avec en moi le schéma des instances de la personne va sans aucun doute me permettre de ne plus plonger dans la désespérance et de regarder plus souvent plus loin que mon entourage pour trouver sa beauté profonde, la vie qui le meut et cherche à s’épanouir.
    Merci !

  2. Quel est donc ce « réflexe de découragement «  qui peut nous envahir dés lors que « nous regardons les maux de ce monde »?
    Qu’a-t-il à nous dire ce manque de « cœur », d’élan, d’en-Vie, cette fatigue à vivre, sensations souvent cachée d’impuissance, d’immobilisme Intérieur .. ou rien ne bouge, ni ne semble « avancer »?
    Quelles peurs, quels doutes, quelles angoisses masquées viennent ainsi nous parasiter et embuer notre Regard?
    Prendre soin , écouter ce cœur, ce cœur précieux mais dé-couragé qui pleure de ne plus se sentir en lien, ni avec lui même ni donc avec le monde, qui pleure de ne savoir ni pouvoir se dire, en prendre soin avec bien-veillance, lui permettre sa parole unique pour le dégager ainsi de ce qui le paralyse, le garde, à son insu, dans une solitude muette…
    « Soyons le changement que nous voulons pour le monde » nous propose lui aussi, Gandhi.
    N’est-ce pas ainsi sortir de notre impuissance, avancer, nous sentir Re-lié, vivant à nouveau de ce qui peut « bouger » en nous , ouvrir «un chemin d’un autre possible »?

    1. Accueillir ce découragement, l’écouter pour en percevoir la source (sans plus subir son discours), c’est aussi prendre un peu de recul, s’en différencier et ne plus être envahi par lui, pour donner de la place à autre chose : ce qui en soi sait l’écouter. C’est faire un pas vers son être.

    2. Merci pour ce commentaire : oui s’ouvrir à ce qui se vit au choeur de soi lorsqu’on est pris par le découragement pou entendre notre coeur !

  3. J’en connais au moins un : le journal »La Croix ». Nul besoin d’être chrétien pour apprécier son recul dans les informations, les analyses, et autre. Il y a régulièrement des sujets de fond. Très souvent sont relatées des initiatives positives, des faits qui ne font pas l’audimat.

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