A quoi ça sert de se connaître ?

« A quoi ça sert de se connaître ? » Cette phrase, que j’entends parfois quand je présente PRH, m’interpelle. Ce que je ressens profondément, c’est que c’est mon ultime responsabilité, en tant qu’être humain, de me connaître, de me découvrir, de comprendre mon fonctionnement et de mettre à jour les racines qui l’influencent. C’est peut-être même la seule chose qui est vraiment en mon pouvoir, sur laquelle je peux avoir une action réelle. 

Pourquoi est-ce important ? Parce que c’est à partir de cette vérité faite sur moi que je pourrai prendre des décisions justes, libres. Et que je pourrai poser des actes en accord avec qui je suis profondément. C’est dire l’enjeu que cela représente. Tout part de cette découverte de soi, tout le reste en découle.

Apprendre à me connaître, c’est finalement le contraire d’un mouvement autocentré. C’est un passage nécessaire pour me donner toutes les chances que mes décisions, mes actes et ma manière d’être avec les autres ne reposeront pas sur des mensonges, sur des illusions, des croyances ou des malentendus. Quand je m’écoute en profondeur avant d’agir, je fais l’expérience que les décisions prises sont ajustées, fécondes pour moi et pour l’autre. Je ne me trompe pas et je ne trompe pas les autres quand je suis dans ma vérité.

Quand je me mets humblement face à moi, quand je fais la vérité sur ce que je ressens, que je mets au jour mes aspirations, mes freins, mes ombres et mes lumières, cela me donne une sensation d’existence pleine et entière. Cela m’ancre dans une solidité inébranlable, car elle repose sur la vérité de qui je suis. Je touche à quelque chose que rien ni personne ne pourra m’enlever. Cela me met dans une sécurité profonde.

Cette démarche de connaissance de moi, de mise en vérité me met aussi en contact avec une transcendance, car j’ai la sensation de faire ce que j’ai à faire. D’apporter ma petite pierre à la marche de ce monde, de faire ma part. Je m’inscris dans quelque chose qui me dépasse.

Marie-Pierre Ledru, formatrice agrée PRH

11 réflexions sur « A quoi ça sert de se connaître ? »

  1. Se connaître. ..voilà un champ de connaissances que l’on n’a jamais fini d’explorer.La connaissance de soi,dans toutes ses facettes est passionnante,avec ce qui est gratifiant comme ce qui est paralysant ,d’où la nécessité de se connaître en profondeur,avec l’aide de l’analyse.
    Avancer dans la vie avec évidence ne peut se faire sans ce regard vrai sur soi,dans nos aspirations profondes ,gratifiantes ,positives ,dans lesquelles nous nous projetons avec délices, mais inévitablement ,y sont associées des peurs qui nous freinent,peurs qu’il est indispensable de regarder,pour poser des pas d’existence…
    Mon expérience du moment,m’a montré cette nécessité de regarder mes freins, ce négatif,qui si nous fuyons sa connaissance,peut stopper nos désirs profonds, nous mettre dans le doute jusqu’à ne plus pouvoir avancer…Et quand le moi -je devient « muet alors c’est terrible!Ce temps de silence fut bénéfique pour ressentir à quel point vivre ce à quoi aspire notre être est essentiel ,malgré les obstacles. Là, vouloir se vivre vrai,c’est un défi, le défi de se vivre semblable à cette photo aux multiples facettes si colorées et scintillantes ,se vivre avec toutes nos couleurs.
    Me connaître, c’est le chemin pour que mon ÊTRE retrouve toujours son ‘ECLAT’ de femme passionnée dans ses agirs essentiels.

    Merci Marie Pierre pour nous inviter à la réflexion.

    Françoise

  2. Comme cette « mise au point » est utile !
    Utile, précieuse, indispensable, salutaire, bienfaisante …!
    MERCI Marie-Pierre .
    Je jubile en lisant cet article.

  3. Merci Marie-Pierre pour ton article qui me rejoint dans mon expérience personnelle. Avant de connaître PRH, j’aurais pu me formuler la même question. J’avais surtout peur de ce que je risquais de découvrir au fond de moi, marqué par une vision négative de l’être humain. Cette peur a disparu, et je confirme ce que tu décris : se connaître rend plus solide, plus libre, plus personnalisé, plus capable d’engagements et de relations vraies.

  4. « D’apporter ma petite pierre à la marche de ce monde, de faire ma part. » Oh quelle justesse…. Nous n’avons pouvoir que sur nous-même… et encore !
    Merci de nous rappeler cette sagesse. Aller à la rencontre de nos véritables fondations, les nommer….
    Christine

  5. Bonjour Marie-Pierre,
    Merci pour le partage de tes réflexions et des illustrations qui ont été très parlantes pour moi et m’ont fait du bien
    Pascale que tu as accompagnée quelques fois en relation d’aide

  6. Merci Marie-Pierre ! Je me reconnais tout à fait dans ce que tu dis. Et ta manière très claire de l’expliquer m’aidera à dire à d’autres autour de moi, le pourquoi cela me passionne d’avancer toujours plus vers me connaître mieux !

  7. Merci Marie-Pierre ! Je me sens tout à fait rejointe par ton explication très claire ! Cela va m’aider à expliquer à d’autres autour de moi, le pourquoi de ma recherche passionnée à vouloir avancer vers qui je suis vraiment !

  8. Apprendre à se connaître, c’est apprendre toute une vie ce que je suis en profondeur. Et cela ne s’arrête pas. Découvrir ses limites, certes, ses freins, ses peurs, ses manques d’audace de vivre, mais c’est aussi rester à l’écoute de ce qui est essentiel en moi. C’est avoir cette humilité de reconnaître ce qui est très important pour moi. C’est apprendre à vivre de ma source profonde. C’est prendre de longs temps d’écoute intérieure, de silence que je nourris quotidiennement pour laisser monter la saveur qui me caractérise. Les fruits? Je les laisse sortir de moi, sans me poser des questions. Mes actes, ma façon d’être? Ils prennent un goût différent. Ils sont portés par ce qui est plus grand moi. Mon regard se transforme, le temps qui passe se relativise, mes qualités d’être rejaillissent sur les autres. Je deviens plus vrai et plus juste. Se connaître, c’est entrer dans le mystère qu’est ma propre vie et le recevoir comme un don, offert tant à moi qu’aux autres. C’est vivre ma belle couleur et elle est vraiment unique, car c’est ma façon d’aimer, habité par l’Amour. Se connaître, c’est finalement mourir à soi-même, car le lâcher-prise enclenché ne me lâchera pas, me voulant m’abandonner tout entier et tout ce à quoi je pense encore avoir besoin de m’accrocher par sécurité…

  9. « Mon ultime responsabilité, en tant qu’être Humain…celle de me connaître… »
    De quoi suis-je responsable? Qu’elle réponse la Vie me demande-t-elle? Entrer toujours plus loin dans mon humanité voudrait-il dire que j’ai à prendre soin, à honorer ce que la vie a déposer au cœur de qui je suis d’unique? Comme une pierre précieuse taillée pour rayonner mais qu’il me faut sortir de sa gangue, la nettoyer amoureusement pour que les parasites ne l’assombrissent pas, pour que les contrôles, les freins, les peurs ne viennent pas ralentir voir empêcher son rayonnement….alors loin du nombrilisme je contribue avec bonheur à « ce changement auquel j’aspire pour le monde »….l’aile du papillon de Tokyo…..

  10. « C’est mon ultime responsabilité, en tant qu’être humain, de me connaître… » Je partage COMPLETEMENT cette phrase. Merci pour ces mots que je ne savais dire mais que je ressentais. C’est exactement pour ça que je suis là, en vie. C’est ma participation au monde.
    Merci pour ce bel éclairage !

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