Parler de livres ou parler de lecture ?

C’est la question qui me vient en démarrant l’écriture de cet article.

Pendant toute la période du confinement, j’ai entendu beaucoup de media recommander des livres.

J’en ai trouvé quelques-uns chez mon libraire préféré qui a rouvert récemment ses portes avec toutes les précautions d’usage.

Alors, quoi vous dire de mes lectures ?

J’aime les journaux ou magazines papier, à lire confortablement installée dans un fauteuil, ou même au lit !

Lire sur ordi ou tablette ne m’est pas si agréable : position assise déjà bien utilisée pour le travail en ligne…

Pas de contact avec le livre lui-même, de passages à souligner au crayon, de pages à feuilleter pour voir si j’ai le temps de finir le chapitre avant un RV…

J’ai alors regardé, avant de pouvoir lire du neuf, si je voyais, sur mes rayons déjà bien chargés, quelque chose qui me tentais

 

J’ai choisi « Daniel Deronda », non , ce n’est pas le nom de l’auteur mais bien le titre du livre par une auteure Anglais que j’apprécie beaucoup « George Eliot »

Oui, « George » est   une femme et ses livres, qui décrivent la société de son temps le XIX e siècle en Angleterre, et plus spécifiquement le sort des femmes de son époque, sont passionnants.

Non, ce ne sont pas des intrigues policières ou des histoires grand-guignolesques ou de cape et d’épée.

Juste l’histoire de cette société plus ou moins fortunée où le sort des femmes est lié au « bon » mariage qu’elles feront

Où le travail pour une femme est impensable sauf par absolue nécessité

Où les femmes les plus en vogue sont celles qui se « vendent »   bien aux hommes riches qui cherchent de belles alliances

Au cœur de cette société dont George décrit avec finesse et causticité l’hypocrisie. Elle peint de belles personnes, des êtres au cœur de chair qui, femme ou homme, souffrent, cherchent leurs voies, se rencontrent, se parlent beaucoup et tentent d’exister en liberté.

Je m’y suis plongée avec délices tous les soirs et je suis transportée quelques siècles en arrière

Mais le fond humain est universel et les avancées des femmes de cette époque, ne serait-ce que l’écriture de George, me touchent beaucoup.

Oui, j’avoue mon attirance pour les auteures féminines d’hier et d’aujourd’hui.

Un autre livre paru il y a deux ou trois ans je crois et qui est plus que jamais d’actualité évoque des situations très parlantes des problèmes de la société américaine contemporaine . Il s’agit de « un livre des martyrs américains ».

Dans ce livre de Joyce Carol Oates, il ne s’agit pas de racisme blanc/noir mais de situations conflictuelles extrêmement violentes et dont on parle moins. Des positions rigides, des principes s’appuyant sur de fortes traditions du passé etc… JCO décrit cela avec intensité, finesse, beaucoup de clairvoyance et de compassion pour l’humain en chacun.

Tous ses romans, comme ceux de George Eliot, disent la vie de leurs contemporains, le réel humain vécu ; ces œuvres font réfléchir, ouvrent l’esprit, apprennent beaucoup sur les évolutions ou stagnations de nos sociétés humaines

Je vis de la gratitude pour ces femmes témoins de leur siècle et visionnaires par leur approche du cœur de l’être humain

Et vous, quelle lecture, pendant le confinement ou après, vous a particulièrement passionné, intéressé, remué ?

Je vous souhaite un bel été et de bons temps de lecture !

Béatrice Sablonnière, Formatrice PRH agréée

P.S : quelques livres dont j’ai entendu parler, qui m’attirent mais que je n’ai pas encore lus  et qui pourraient vous intéresser pour l’été :

 « Nuit d’épine » de Christiane Taubira

 « Delacroix » de Catherine Meurisse

 «  Manières d’être vivant » de Baptiste Morizot

« Sans la liberté » de François Sureau

 «  Eloge de la marche » de David le Breton

 « Le pays des autres » de Leila Slimani

 « le grand défi de l’histoire de l’humanité » de Aurélien Barrau 

2 commentaires sur « Parler de livres ou parler de lecture ? »

  1. Merci beaucoup Béatrice pour ces coups de cœur livre en cette période estivale propice à la lecture.

    Pendant la période de confinement j’ai relu « Lumière des vivants » de Sylvie Reff.
    Sylvie Reff est une poète, chanteuse alsacienne.
    Avec Lumière des vivants, elle nous emmène à l’époque du Moyen Age au 14ième siècle en terre d’Alsace. Avec l’histoire épique d’un jeune couple, Martin, fils de paysan et Herzeloid, orpheline sans héritage, noble, c’est toute une terre qu’on entend respirer.

    Le style est plein de fougue, nos 5 sens sont conviés pour la lecture ; Il y a aussi en filigrane des paroles du mystique Maître Eckhart, paroles qui sonnent justes encore aujourd’hui.

  2. Merci pour ce partage.
    A titre personnel, j’aime bien les romans historiques. Je peux en proposer quatre, écrits par Dominique Baudis:
    Raimond le Cathare;
    Raimond d’Orient;
    la conjuration;
    Les amants de Gibraltar.

    Bon été, et bonnes lectures.

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